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L'Ukraine place ses troupes en alerte en Crimée après un regain de tension avec la Russie 

Le président ukrainien à KIev le 11 août 2016 lors de la réunion où il a ordonné à ses troupes de se mettre en état d'alerte en Crimée.

Le président ukrainien à KIev le 11 août 2016 lors de la réunion où il a ordonné à ses troupes de se mettre en état d'alerte en Crimée. - Mykola Lazarenko - UKRAINIAN PRESIDENTIAL PRESS SERVICE - AFP

L'Ukraine a annoncé jeudi 11 août qu'elle plaçait ses troupes en alerte en Crimée annexée, après la décision de Vladimir Poutine de réunir un Conseil de sécurité pour prendre des "mesures supplémentaires" dans la péninsule.

L'Ukraine a placé ses troupes en état alerte le long de la ligne de démarcation de la Crimée, jeudi 11 août, à la suite d'un brusque regain de tensions avec la Russie selon qui elle aurait déjoué des "attentats" préparés par Kiev.

Sur Twitter après une réunion avec des représentants des forces armées et du ministère ukrainien des Affaires étrangères, le président ukrainien Petro Porochenko annonce: 

"J'ai ordonné à toutes les unités dans les régions situées au niveau de la frontière administrative avec la Crimée et le long de la ligne de front dans le Donbass de se mettre en état d'alerte".

Cette déclaration intervient peu après l'annonce du renforcement de la sécurité dans la péninsule de Crimée par Vladimir Poutine, qui a accusé les autorités ukrainiennes d'être "passées à la terreur", après que les services secrets russes aient affirmé avoir déjoué des "attentats" préparés par l'Ukraine en Crimée.

"C'est une escalade, bien-sûr"

Le Kremlin a indiqué que le président russe avait réuni son Conseil de sécurité et a précisé que "des mesures supplémentaires [avaient] été discutées pour assurer la sécurité des citoyens et les infrastructures vitales de Crimée". "Nous nous préparons à tout", a indiqué un haut responsable au sein des services de sécurité ukrainiens, jugeant "possible" une invasion russe. Il a estimé: "C'est une escalade, bien sûr".

Ces échanges constituent la plus forte montée de fièvre entre Moscou et Kiev, à couteaux tirés depuis l'arrivée au pouvoir de pro-occidentaux en Ukraine à la place du président pro-russe Viktor Ianoukovitch, début 2014.

la rédaction avec AFP