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L'opposant russe Navalny sorti du coma artificiel

Photo d'archives du 29 février 2020 montrant l'opposant russe Alexeï Navalny (au centre) lors d'une marche en hommage à l'opposant russe assassiné Boris Nemtsov, à Moscou

Photo d'archives du 29 février 2020 montrant l'opposant russe Alexeï Navalny (au centre) lors d'une marche en hommage à l'opposant russe assassiné Boris Nemtsov, à Moscou - Kirill KUDRYAVTSEV © 2019 AFP

Le principal opposant du président russe Vladimir Poutine aurait été empoisonné, selon le gouvernement allemand.

L'opposant russe Alexeï Navalny, victime d'un empoisonnement en Russie selon Berlin, a été sorti du coma artificiel et va "par étapes" cesser d'être sous respirateur artificiel, a annoncé lundi l'hôpital berlinois de la Charité.

Victime d'un empoisonnement à un neurotoxique de type Novitchok, il "réagit quand on lui parle", a également indiqué l'établissement où il est soigné depuis le 22 août.

"Le patient a été sorti du coma artificiel. Il répond aux stimuli verbaux", écrit l'hôpital sur Twitter. Toutefois, "il est encore trop tôt pour évaluer les effets potentiels à long terme de son grave empoisonnement".

Un empoisonnement "sans équivoque" selon Berlin

Principal opposant au Kremlin, Alexeï Navalny a été "sans équivoque" empoisonné en Russie lors d'une tournée électorale par un agent neurotoxique de type Novitchok, assure Berlin. Il s'agit d'une substance conçue à l'époque soviétique à des fins militaires et déjà utilisée contre l'ex-agent double russe Sergueï Skripal et sa fille Ioulia en 2018 en Angleterre.

Berlin et les autres pays occidentaux pointent du doigt les autorités russes et les exhortent à fournir des explications. Le bras de fer s'est durci dimanche, l'Allemagne fixant un ultimatum de quelques jours à Moscou pour "clarifier ce qui s'est passé".

Alexeï Navalny, connu pour ses enquêtes anti-corruption visant l'élite politique russe, s'est trouvé mal le 20 août et a été hospitalisé en urgence à Omsk en Sibérie, avant d'être évacué vers Berlin à l'issue d'un bras de fer entre son entourage et les médecins russes.

S. V. avec AFP