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L'ONU lance son enquête sur la flottille, Israël collaborera

Le "Navi Marmara", ici à son départ d'Istanbul, faisait partie de la flottille humanitaire dont l'attaque par l'armée israélienne avait causé la mort de neuf ressortissants turcs le 31 mai dernier. Israël a décidé lundi de coopérer dans une enquête sur ce

Le "Navi Marmara", ici à son départ d'Istanbul, faisait partie de la flottille humanitaire dont l'attaque par l'armée israélienne avait causé la mort de neuf ressortissants turcs le 31 mai dernier. Israël a décidé lundi de coopérer dans une enquête sur ce - -

par Patrick Worsnip NATIONS UNIES (Reuters) - Ban Ki-moon a donné le coup d'envoi d'une enquête propre à l'Onu, à laquelle Israël s'est néanmoins...

par Patrick Worsnip

NATIONS UNIES (Reuters) - Ban Ki-moon a donné le coup d'envoi d'une enquête propre à l'Onu, à laquelle Israël s'est néanmoins dit prêt à collaborer, concernant l'abordage sanglant fin mai par la marine israélienne d'une flottille d'aide à Gaza.

Avec l'aide décisive de son allié américain, l'Etat juif avait évité que le Conseil de sécurité des Nations unies ne se prononce en juin pour une enquête "indépendante" sur cette tragédie qui a coûté la vie à neuf militants turcs pro-palestiniens et qu'il a unanimement condamnée.

Israël arguait que le qualificatif "indépendante" tendait à préjuger de sa capacité à enquêter impartialement sur l'action brutale inattendue de ses troupes.

Le Conseil de sécurité a seulement prôné une enquête "rapide, impartiale, crédible et transparente".

Les investigations officielles israéliennes ont, depuis, disculpé les assaillants, mais elles ont stigmatisé des erreurs d'appréciation et des défaillances en matière de renseignement et de commandement.

La Turquie, qui a tourné en ridicule l'enquête israélienne, a exigé de l'Etat juif des excuses, auxquelles il s'est refusé, et insistait sur la mise en place d'une commission d'enquête internationale en bonne et due forme.

RAPPORT D'ÉTAPE À LA MI-SEPTEMBRE

Celle-ci sera copilotée par l'ancien Premier ministre néo-zélandais Geoffrey Palmer et le président colombien sortant Alvaro Uribe. Elle comprendra des représentants d'Israël et de la Turquie, dont les noms n'ont pas encore été communiqués.

Les ministres qui comptent au sein du gouvernement de Benjamin Netanyahu ont voté en faveur d'une coopération d'Israël avec la commission désignée par Ban Ki-moon, qui entamera ses travaux le 10 août.

Elle remettra un rapport d'étape aux Nations unies d'ici à la mi-septembre, a annoncé lundi le secrétaire général dans un communiqué publié peu après l'annonce par Israël de sa décision de coopérer avec la commission.

De source autorisée, on précise que le cabinet Netanyahu est d'accord pour que la commission des Nations unies ait accès "à la matière rassemblée" par les enquêteurs israéliens sur les circonstances de l'incident sanglant du 31 mai.

Fin juin, Israël avait formellement demandé à l'Onu de suspendre son projet d'enquête indépendante, faisant valoir que ses propres investigations étaient "vraiment indépendantes, fiables, crédibles" et "suffisantes pour le moment".

Marc Delteil pour le service français, édité par Gilles Trequesser