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L'armée française et ses alliées en Libye

Le porte-avions français Charles-de-Gaulle devrait appareiller de Toulon ce dimanche vers 13h pour rejoindre le large des côtes libyennes.

Le porte-avions français Charles-de-Gaulle devrait appareiller de Toulon ce dimanche vers 13h pour rejoindre le large des côtes libyennes. - -

La France a été la première à lancer les frappes aériennes contre la Libye, samedi. A ses côtés, plusieurs grands États sont engagés comme les États-Unis ou la Grande-Bretagne. Mais l'action militaire ne fait pas l'unanimité. État des lieux des forces en présence.

Une douzaine de nations participent à la coalition qui a débuté samedi les premières frappes contre la Libye. L'opération, baptisée Aube de l’Odyssée, est coordonnée par les Etats-Unis, via leur base en Allemagne. Voici les principales forces en présence:

FRANCE

La France se présente comme le leader de la coalition. C'est elle qui a effectué les premiers bombardements contre l'armée libyenne samedi après-midi. Une vingtaine de Rafale et Mirage 2000 étaient engagés au début des opérations, appuyés par un avion de surveillance Awacs. Les avions de chasse décollent de France et sont ravitaillés en vol. Un porte-hélicoptères de type Mistral se trouve au large des côtes en Méditerranée. Il recevra sous 48 heures le renfort, du porte-avions Charles-de-Gaulle qui appareille de Toulon à 13h ce dimanche. Les bases aériennes de Solenzara (Corse) et N'Djamena (Tchad) pourraient servir de point de ralliement.

ÉTATS-UNIS

Ce sont eux qui coordonnent les opérations, via leur base militaire en Allemagne. Des chasseurs F-15 et F-16 sont pré-positionnés à Sigonella (Sicile). Ce sont néanmoins les moyens navals qui constituent, pour l'heure, l'essentiel de leur force de frappe. Deux destroyers le Stout et le Barry, ainsi que de trois sous-marins Providence, Florida et Scranton mouillent au large des côtes libyennes. Ils ont participé au tir de 110 missiles de croisière Tomahawk dans la nuit de samedi à dimanche. Le porte-hélicoptères Bataan devrait également arriver mercredi sur la zone.

GRANDE-BRETAGNE

Le Royaume-Uni a déployé des avions de combat Tornado et Eurofighter (Typhoon) sur des bases proches de la Libye. Trois avions-radar Awacs se trouvent stationnée à Chypre. D'autres avions de reconnaissance de type Sentinel et Nimrod participent à l'engagement britannique. Par ailleurs, deux frégates (le Westminter et le Cumberland) se trouvent en Méditerranée. Elles ont tiré plusieurs missiles de croisière Tomahawk dans la nuit de samedi à dimanche.

ESPAGNE ET ITALIE

L'Espagne a annoncé son entrée dans le conflit ce dimanche, avec la participation de quatre chasseurs F-18, un avion de ravitaillement en vol, un avion de surveillance maritime, une frégate et un sous-marin.
L'Italie annonce offrir dans un premier temps ses bases militaires afin d'appuyer la décision des Nations-Unies de bloquer le ciel libyen. Rome milite pour un transfert de la coordination des opérations à l'OTAN, réticente jusqu'à présent.

AUTRES PARTICIPATIONS

A des degrés moindres, le Canada, le Danemark, la Norvège, la Belgique, les Pays-Bas et la Grèce ont proposé leur soutien, militaire ou logistique, à plus ou moins long terme.
Certains pays arabes ont également émis le souhait de soutenir la coalition, comme le Qatar et, selon certaines sources, les Emirats Arabes Unis. Mais pour l'heure, aucun engagement concret n'a été constaté.

LES NATIONS OPPOSÉES A UNE INTERVENTION MILITAIRE

Lors du vote de la résolution 1973 de l'ONU, deux importants membres du Conseil de sécurité n'avaient pas soutenu le principe d'une intervention militaire occidentale: la Chine et la Russie. Ce dimanche matin, la Chine a rappelé une nouvelle fois qu'elle « regrettait » le début des attaques militaires.
Dans un discours télévisé samedi soir, le président vénézuélien Hugo Chavez a pour sa part fermement condamné ces frappes, les qualifiant « d'irresponsables » et « d'ingérence » dans les affaires libyennes.

La Rédaction, avec agences