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L'Allemagne va fermer un hôtel à Berlin appartenant à la Corée du Nord

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- - Le Cityhostel de Berlin, à côté de l'ambassade de Corée du Nord - Image Google Street View

L'Allemagne veut fermer un hôtel de Berlin dont la Corée du Nord est propriétaire des murs. Situé à quelques pas de l'ambassade de Corée du Nord, l'hôtel permet au régime de faire rentrer des devises étrangères.

L'Allemagne a annoncé mercredi qu'elle allait engager une procédure pour fermer un hôtel au coeur de Berlin afin de priver la Corée du Nord, propriétaire des murs, d'une source de devises.

L'immeuble abritant le Cityhostel, auberge à bas prix située à quelques encablures des attractions touristiques les plus populaires du centre de la capitale allemande, s'est révélé être la propriété de l'ambassade nord-coréenne, voisine de l'immeuble en question qui perçoit un loyer mensuel de 38.000 euros, ont expliqué plusieurs médias allemands comme le quotidien Süddeutsche Zeitung et la télévision publique ARD.

"Fermer cette source de financement du régime"

Citant la résolution du Conseil de sécurité de l'ONU de novembre dernier imposant de nouvelles sanctions en raison du programme nucléaire nord-coréen, le porte-parole de la diplomatie allemande a souligné que "les représentations de la Corée du Nord à l'étranger doivent se limiter à des activités diplomatiques et consulaires".

"Toute activité commerciale est interdite (...) le Cityhostel de Berlin ne constitue pas une activité diplomatique ou consulaire", a relevé Martin Schäfer, si bien que le gouvernement allemand "va fermer cette source de financement pour le régime nord-coréen le plus rapidement possible".

Six vagues de sanctions

Il n'a pas précisé comment le gouvernement comptait s'y prendre, ni si l'hôtel, qui n'est pas exploité par l'ambassade, va devoir cesser ses activités. Le responsable n'a pas dit non plus depuis quand les autorités allemandes étaient au courant.

Le Conseil de sécurité de l'ONU a en onze ans imposé six vagues de sanctions contre la Corée du Nord en raison de ses programmes nucléaire et de missiles. Il s'agit de priver le pays de moyens pour financer le développement d'un arsenal atomique stratégique et tactique.

La communauté internationale s'est notamment efforcée ces deux dernières années de limiter drastiquement l'accès aux devises étrangères, alors que Pyongyang use de son réseau diplomatique pour obtenir des devises fortes comme le dollar ou l'euro via des activités commerciales ou des trafics.

G.D. avec AFP