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L'acheteur du véhicule piégé de Times Square arrêté

A Times Square, à New York, où a été découvert une voiture piégée samedi soir. L'acheteur du véhicule, un homme d'origine pakistanaise, a été arrêté alors qu'il tentait de quitter les Etats-Unis, apprend-on mardi matin auprès de responsables des forces de

A Times Square, à New York, où a été découvert une voiture piégée samedi soir. L'acheteur du véhicule, un homme d'origine pakistanaise, a été arrêté alors qu'il tentait de quitter les Etats-Unis, apprend-on mardi matin auprès de responsables des forces de - -

NEW YORK - L'acheteur du véhicule piégé découvert et désamorcé samedi soir à Times Square, un homme d'origine pakistanaise, a été arrêté alors...

par Michelle Nichols et Jeremy Pelofsky

NEW YORK/WASHINGTON (Reuters) - Un Américain d'origine pakistanaise soupçonné d'avoir acheté et conduit le véhicule piégé découvert samedi soir à Times Square, dans le centre de New York, a été arrêté alors qu'il tentait de quitter les Etats-Unis, annoncent mardi les autorités.

Faisal Shahzad, qui est âgé de 30 ans, comparaîtra dans la journée devant un tribunal fédéral de Manhattan "pour avoir conduit une voiture piégée jusqu'à Times Square le soir du 1er mai", ont précisé le procureur Preet Bharara et le chef de la police de New York Raymond Kelly dans un communiqué.

L'homme a été arrêté à l'aéroport international John F. Kennedy de New York lundi à 23h45 (03h45 GMT mardi) alors qu'il tentait d'embarquer dans un avion pour Dubaï, ont-ils ajouté.

Les policiers effectuent une perquisition à son domicile de Bridgeport, dans le Connecticut. Selon le New York Times, le suspect avait récemment séjourné au Pakistan.

Lors d'une conférence de presse convoquée moins de deux heures plus tard, le ministre de la Justice Eric Holder a déclaré que l'enquête évoluait rapidement.

"L'enquête se poursuit, nous continuons de chercher des renseignements utiles et de suivre un certain nombre de pistes", a ajouté l'Attorney General. "Mais il est clair que l'intention derrière cet acte terroriste était de tuer des Américains."

RAMIFICATIONS À L'ÉTRANGER ?

Cet attentat déjoué impliquerait plusieurs personnes et aurait des ramifications à l'étranger, avaient indiqué à Reuters des sources proches des forces de l'ordre un peu plus tôt.

Les taliban pakistanais ont revendiqué dimanche la responsabilité de l'attentat manqué en disant vouloir venger la mort le mois dernier de deux chefs d'Al Qaïda en Irak.

Cette revendication a été accueillie avec scepticisme par plusieurs responsables gouvernementaux mais Bruce Riedel, un ancien expert de la CIA qui a participé l'an dernier à l'élaboration de la stratégie américaine en Afghanistan et au Pakistan, a jugé imprudent d'écarter cette piste.

"Ils ont prévenu qu'ils voulaient attaquer sur le territoire des Etats-Unis", a-t-il dit avant l'annonce de l'arrestation de Faisal Shahzad.

Selon lui, il existe une très sérieuse possibilité que l'attentat manqué implique "un Pakistano-Américain qui n'avait jamais fabriqué de voiture piégée auparavant mais qui a reçu ses instructions par téléphone ou internet".

La recherche d'indices et la traque d'éventuels suspects a été confiée aux services antiterroristes (Joint Terrorism Task Force, JTTF) du département de la Justice. Les enquêteurs disposent d'importants éléments grâce au véhicule, un Nissan Pathfinder de 1993, à la bombe retrouvée à l'intérieur et aux images de vidéosurveillance.

Le véhicule tout-terrain, avec une plaque d'immatriculation provenant d'une voiture actuellement en réparation dans le Connecticut, contenait des bonbonnes de propane, des bidons d'essence, de l'engrais, des feux d'artifice et des mécanismes de déclenchement.

Le propriétaire officiel du Pathfinder a expliqué à la police avoir vendu le véhicule il y a trois semaines de la main à la main, sans échange de documents, à un homme d'une trentaine d'années d'allure hispanique ou moyen-orientale.

Le maire de New York, Michael Bloomberg, a déclaré que la bombe était le fruit d'un travail d'amateur mais les autorités ont souligné que l'engin aurait provoqué une boule de feu aux effets potentiellement meurtriers s'il avait explosé.

Marine Pennetier, Jean-Stéphane Brosse pour le service français