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Juppé à la conférence "des maîtres du monde" du cercle Bilderberg

L'hôtel Suvretta, à Saint-Moritz, en Suisse, où s'est réuni le groupe Bilderberg en juin 2011.

L'hôtel Suvretta, à Saint-Moritz, en Suisse, où s'est réuni le groupe Bilderberg en juin 2011. - -

Le groupe Bilderberg, qui réunit chaque année à huis clos une partie du gratin mondial de la politique, du patronat et du savoir, se réunira de jeudi à dimanche dans un village autrichien. Parmi les invités français figurent le maire de Bordeaux, Alain Juppé, ou encore Laurence Boone, la conseillère économique du président français François Hollande.

Surnommée la réunion "des maîtres du monde", la conférence 2015 du groupe Bilderberg se tient de jeudi à dimanche dans un village autrichien. Chaque année, ce club aussi secret que sélect réunit à huis clos le gotha occidental de la politique, du patronat et du savoir. Autant d’ingrédients qui alimentent fantasmes et théories complotistes les plus farfelus.

Le groupe, dont l'objectif affiché est de "promouvoir le dialogue entre Europe et l'Amérique du nord", confirme la présence de 140 participants issus de 22 pays à sa 63e conférence, qui se tiendra à Telfs-Buchen, près d'Innsbruck (ouest). Cette année, pour la première fois, un communiqué de presse a annoncé la réunion et la liste des participants. En revanche, rien ne devra filtrer de cette conférence, c'est une règle absolue.

Sécurité, technologies de l'informations et géopolitique

Parmi les invités français, le maire de Bordeaux et et futur candidat aux primaires de la droite Alain Juppé, Laurence Boone, la conseillère économique du président français François Hollande, le patron de Michelin Jean-Dominique Sénard ou encore l'universitaire spécialiste du monde arabe Gilles Kepel.

C'est aussi un Français, le patron de l'assureur Axa Henri de Castries, qui préside le Bilderberg. Le club est né en 1954 dans un hôtel portant ce nom aux Pays-Bas. Son existence suscite une multitude de théories conspirationnistes, longtemps alimentées par l'absence totale de communication autour des réunions. Celles-ci se déroulent sans ordre du jour et ne font l'objet d'aucune déclaration publique.

D'autres détracteurs reprochent à ce cénacle de défendre une mondialisation ultra-libérale. Les thèmes retenus cette année tournent largement autour de la sécurité, des technologies de l'information et des grands dossiers géopolitiques en cours.

C. P. avec AFP