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Jérusalem: attaque à la voiture bélier, un policier israélien a été tué

Un Palestinien de 38 ans a foncé sur un groupe de passants avec son véhicule avant d'être abattu.

Un Palestinien de 38 ans a foncé sur un groupe de passants avec son véhicule avant d'être abattu. - Menahem Kahana - AFP

Un Palestinien de 38 ans a foncé sur un groupe de piétons avec son véhicule sur un axe qui sépare Jérusalem-Ouest de Jérusalem-Est, à proximité de l'esplanade des Mosquées. L'auteur présumé de l'attaque a été abattu par la police israélienne.

Nouvelle escalade de violence à Jérusalem. Une nouvelle attaque à la voiture bélier a été perpétrée mercredi à proximité de l'ultra-sensible esplanade des Mosquées située dans la ville sainte. Un policier israélien a succombé à ses blessures, et une dizaine de personnes ont été blessées.

Un Palestinien de 38 ans a foncé sur un groupe de piétons aux abords d'une station de tramway, sur une artère principale de la ville séparant Jérusalem-Ouest de Jérusalem-Est. Il serait ensuite descendu de son van pour attaquer les passants à coup de barre de fer.

L'auteur présumé de l'attaque a été abattu par les policiers. Les autorités israéliennes le présentent comme un réfugié du camp de Chouafat, un quartier de Jérusalem-Est, théâtre depuis quelques mois de vives tensions. 

Violents affrontements sur l'esplanade des Mosquées

Alors que la ville connaît un regain de tensions depuis quelques semaines, laissant craindre une troisième Intifada, de violents affrontements ont éclaté dans la nuit de mardi à mercredi entre jeunes Palestiniens et forces de police israéliennes, sur l'esplanade des Mosquées. Fait rarissime, les policiers sont entrés dans la très vénérée mosquée Al-Aqsa.

Après avoir repoussé les jeunes Palestiniens qui leur lançaient des pierres, les forces de l'ordre ont pénétré à l'intérieur des lieux. "Jamais ils n'avaient poussé aussi loin dans l'édifice", a assuré Adnane al-Husseini, gouverneur de Jérusalem-Est, partie palestinienne de la ville, occupée par Israël. Une incursion perçue comme une grave provocation. 

Part conséquent, les incidents se sont propagés aux alentours de l'esplanade, transformée en camp retranché gardé par des centaines de policiers, avant un retour au calme en fin de matinée.

Amman rappelle son ambassadeur

Ce nouvel accès de fièvre fait suite à l'appel lancé mardi par des extrémistes juifs à se rendre massivement mercredi sur l'esplanade en soutien à Yehuda Glick. La semaine dernière, ce rabbin extrémiste avait été victime d'une tentative d'assassinat. Traqué dans son quartier, l'auteur présumé, un jeune Palestinien, avait été abattu par des policiers. Israël avait alors décidé d'interdire l'accès à l'esplanade, provoquant de vives réactions.

Yehuda Glick, une figure de la droite ultranationaliste juive, avait été visé pour son action militante en faveur du droit des juifs à prier sur l'esplanade. Or, depuis 1967 et l'instauration d'un régime de statu quo sur ce lieu saint pour la religion juive comme pour l'Islam, les juifs peuvent se rendre sur ce lieu saint mais ne peuvent y prier. Une interdiction qui serait de plus en plus bafouée, selon les musulmans, qui craignent que le gouvernement israélien puisse céder aux pressions des ultras. 

Malgré les tentatives du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu pour rassurer, la Jordanie, liée à Israël par un traité de paix et qui gère l'esplanade, a rappelé son ambassadeur. Le pays dénonce des "violations israéliennes répétées". 

J.C. avec AFP