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Iran: une femme célèbre sur Instagram arrêtée pour "blasphème"

Le logo d'Instagram (illustration).

Le logo d'Instagram (illustration). - DENIS CHARLET / AFP

La jeune femme est devenue connue l'an passé en postant une série de photos de son visage après des opérations de chirurgie esthétique. La date de son arrestation n'est pas connue.

Une Iranienne, célèbre sur Instagram pour avoir drastiquement transformé son apparence grâce à la chirurgie esthétique, a été arrêtée en Iran et accusée de "blasphème", selon l'agence iranienne Tasnim.

Connue sous le nom de Sahar Tabar, l'instagrammeuse a été incarcérée sur ordre d'un tribunal de Téhéran chargé de juger les "crimes culturels et la corruption morale et sociale", a indiqué l'agence tard samedi sans préciser la date de son arrestation. 

Elle fait face à des chefs d'accusation comme le blasphème, l'incitation à la violence, l'obtention de revenus par des moyens inappropriés et l'incitation de jeunes à la corruption, a ajouté Tasnim. 

Quelque 26.800 abonnés sur le réseau social

Sahar Tabar a accédé à la notoriété l'année dernière après avoir posté sur Instagram une série d'images la montrant après des opérations de chirurgie esthétique. Quelque 26.800 personnes sont abonnées à son compte.

Les clichés publiés sur le réseau social ont été fortement retouchés afin de la faire ressembler à la star hollywoodienne Angelina Jolie. 

Sahar Tabar a accédé à la notoriété l'année dernière après avoir posté sur Instagram une série d'images la montrant après des opérations de chirurgie esthétique. Quelque 26.800 personnes sont abonnées à son compte.

Sur plusieurs photos, elle apparaît avec le visage très émacié, les lèvres pulpeuses et le nez retroussé. Sur d'autres, elle porte un hijab qui dévoile légèrement ses cheveux et a un pansement sur le nez, que beaucoup arbore à Téhéran, où la rhinoplastie est répandue. 

Chaque année, des dizaines de milliers d'opérations de chirurgie esthétique sont effectuées en Iran. 

Instagram est le seul réseau social populaire à être accessible en Iran, contrairement à Facebook, Twitter et Telegram, officiellement interdits. 

C.M. avec AFP