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Intrusion à la Maison Blanche: le Secret Service reconnaît des failles

Un intrus à réussi à pénétrer dans la Maison Blanche le 19 septembre dernier.

Un intrus à réussi à pénétrer dans la Maison Blanche le 19 septembre dernier. - Jewel Samad - AFP

A la mi-septembre, un homme armé d'un couteau a réussi à sauter par-dessus la grille de la résidence présidentielle américaine, à Washington, et à pénétrer loin à l'intérieur, dans le grand salon "East Room".

La directrice du Secret Service, chargé de la protection du président américain, a reconnu mardi des failles "inacceptables" dans la sécurité de la Maison Blanche et promis de réformer le service, devant des parlementaires outrés par l'intrusion récente d'un homme dans la résidence.

Julia Pierson, qui dirige depuis mars 2013 le Secret Service, chargé également de protéger la famille du président et les dignitaires étrangers, a reconnu que les "plans de sécurité n'avaient pas été exécutés efficacement", lors d'une audition à la Chambre des représentants. "J'assume toute ma responsabilité", a-t-elle lancé. "Ce qui s'est passé est inacceptable et cela ne se reproduira plus jamais".

Jusqu'à 16 ans de prison

Un ancien militaire de 42 ans, Omar Gonzalez, a sauté dans la soirée dimanche 19 septembre par-dessus les 2,30 mètres de la grille nord de la Maison Blanche, puis il a parcouru plus de 60 mètres de pelouse, poursuivi par des agents. En possession d'un couteau pliable, il a réussi à entrer par la porte principale au rez-de-chaussée, à faire tomber un agent posté derrière, puis à traverser deux grandes salles avant d'être finalement plaqué au sol et arrêté, dans le grand salon nommé "East Room".

Le président et sa famille venaient de quitter la Maison Blanche, et selon le Washington Post, c'est un agent qui venait de terminer son service qui a stoppé l'intrus. Barack Obama est "évidemment préoccupé par cette situation", a déclaré son porte-parole, Josh Earnest, mardi. Mais le président américain, a-t-il assuré, maintient "absolument" sa confiance en Julia Pierson.

Omar Gonzalez a été inculpé mardi devant un grand jury fédéral pour intrusion illégale dans un édifice protégé avec possession d'une arme meurtrière, ainsi que port d'une arme dangereuse en-dehors de chez soi, chose interdite à Washington, et possession illégale de munitions. Il encourt jusqu'à 16 ans de prison au total.

Le Secret Service a menti

Dans un premier temps, le Secret Service avait seulement indiqué qu'Omar Gonzalez avait été interpellé "après être entré" par la porte, mais l'homme a en réalité pénétré beaucoup plus loin dans la résidence présidentielle qu'initialement mentionné. Cette double porte par laquelle il est entré (une extérieure en verre et une porte intérieure en bois) n'était pas verrouillée malgré l'alerte, a reconnu Julia Pierson, mais un système de fermeture automatique a depuis été installé, a-t-elle annoncé. Des barrières supplémentaires ont également été installées autour de l'enceinte.

V.R. avec AFP