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Grèce : «C’est aussi un plan pour sauver la France !»

Manifestation contre l'austérité en Grèce.

Manifestation contre l'austérité en Grèce. - -

Malgré la prudence de l’Allemagne et des Pays-Bas, le nouveau plan d’aide à la Grèce devrait être approuvé ce lundi soir par les ministres des Finances de la zone euro. Un plan de sauvetage qui aura aussi des conséquences sur la France, comme l'explique une économiste sur RMC.

Réunis ce lundi, les ministres des Finances de la zone euro seraient sur le point d’approuver un nouveau plan destiné à sauver la Grèce de la faillite. La mesure principale : 100 milliards d'euros d'effacement de dette auprès des créanciers privés d'Athènes, et un volet d'aide de 130 milliards d'euros. Ce lundi soir, la directrice du FMI Christine Lagarde a salué les « efforts très importants » de la Grèce pour obtenir ce plan de sauvetage. Malgré la prudence de l’Allemagne et des Pays-Bas, sceptiques sur la capacité d’Athènes à tenir ses engagements, il devrait donc être approuvé.

« C’est aussi un plan pour sauver la France ! »

Ce plan viendrait sauver la Grèce, mais pas uniquement. Comme l'explique sur RMC Céline Antonin, économiste à l’Office français des conjonctures économiques (OFCE) : « C’est une aide pour sauver la Grèce, et aussi pour nous sauver, nous ! Les situations sont inextricablement liées. Si la Grèce se trouvait en défaut de paiement, et si les investisseurs privés qui se trouvent en Grèce n’honoraient plus leurs engagements, ce serait 55 milliards d’euros perdus pour la France. Et de façon plus large, poursuit Céline Antonin, si on avait un effet tâche d’huile sur les pays les plus fragiles (Irlande, Portugal, Espagne et Italie), ce serait sur des montants qui se chiffrent en centaines de milliards d’euros, donc des montants considérables. »

La Rédaction