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Ex-espion empoisonné: Ioulia Skripal a quitté l'hôpital

Ioulia Skripal, fille de l'ex-espion russe empoisonné, a quitté l'hôpital lundi.

Ioulia Skripal, fille de l'ex-espion russe empoisonné, a quitté l'hôpital lundi. - -

Ioulia Skripal, empoisonnée avec son père, l'ex-espion russe Sergueï Skripal, à Salisbury le 4 mars dernier, est sortie de l'hôpital lundi selon des chaînes de télévision britanniques avant d'être conduite dans un "endroit sûr".

Ioulia Skripal a quitté l'hôpital où elle était soignée depuis son empoisonnement par un agent innervant avec son père, l'ex-agent double russe Sergueï Skripal, début mars en Angleterre, ont rapporté la BBC et Sky News ce mardi.

Emmenée dans un endroit sûr 

La BBC a précisé que la femme de 33 ans était sortie de l'hôpital lundi et emmenée dans un endroit sûr, tandis que son père reste hospitalisé.

Un porte-parole du service public de santé britannique (NHS) a indiqué qu'une conférence de presse était prévue à 08h30 locales (07h30 GMT) à Salisbury (sud-ouest de l'Angleterre), où Ioulia et son père, 66 ans, avaient été retrouvés inconscients sur un banc, le 4 mars.

Un traitement "exceptionnellement" efficace

Sur Twitter, l'ambassade de Russie au Royaume-Uni a félicité Ioulia Skripal pour son rétablissement. "Mais il nous faut urgemment des preuves que ce qui est fait est fait de son plein gré", a-t-elle dit.

Alors que les experts s'interrogeaient sur les chances de survie de Skripal, les médecins de l'hôpital avaient déjoué les pires pronostics en annonçant vendredi dernier que leur état de santé s'améliorait "rapidement", après leur hospitalisation en soins intensifs dans un état "critique".

Selon Christine Blanshard, la directrice générale adjointe de l'hôpital de Salisbury, "les deux patients ont exceptionnellement bien répondu au traitement que nous leur avons administré", même s'ils sont à "différents stades de leur guérison".

Eliminer les toxines résiduelles 

Elle a rappelé que les agents innervants affectent le système nerveux en s'attaquant à une enzyme cruciale pour son fonctionnement, l'acétylcholinestérase.

"Notre traitement des patients consiste à les stabiliser, à assurer qu'ils peuvent respirer et que leur sang continue de circuler", a-t-elle expliqué. "Nous avons alors dû utiliser une variété de médicaments différents (...) jusqu'à ce qu'ils soient capables de produire plus d'enzymes pour remplacer celles affectées par le poison".

Les médecins ont également recouru à "des techniques de décontamination pour éliminer les toxines résiduelles", a-t-elle précisé.

M. F. avec AFP