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Ukraine: un homme de 22 ans pro-ukrainien tué à Donetsk

La police extrait un homme blessé à Donetsk, après les affrontements entre pro-russes et pro-Kiev, jeudi.

La police extrait un homme blessé à Donetsk, après les affrontements entre pro-russes et pro-Kiev, jeudi. - Crédits photo : nom de l'auteur / SOURCE

L'homme a été poignardé et passé à tabac par des manifestants pro-russes, selon les premiers éléments de l'enquête, lors d'une manifestation.

Un partisan de l'unité de l'Ukraine, âgée de 22 ans, a été tué jeudi par des manifestants pro-russes lors de heurts à Donetsk, dans l'est russophone et industriel, a indiqué le ministère ukrainien de la Santé. "Selon les premières conclusions des médecins, il a été poignardé", précisent les autorités.

Un millier de partisans de Kiev manifestaient quand ils ont été pris à partie par des pro-russes, qui ont réussi à déborder le cordon de sécurité de la police. La victime a été passée à tabac, selon le ministère de la Santé. Seize autres personnes ont été blessées, et onze d'entre elles se trouvent actuellement en chirurgie. Trois autres sont hospitalisées avec des blessures moins graves, et deux ont pu regagner leur domicile.

Les autorités n'ont pas précisé si les personnes blessées étaient pro-russes ou partisans de Kiev. Sur Twitter, une journaliste a posté une photo de manifestants blessés, après l'éclatement des heurts. La photo a été initialement postée par le collectif pro-Kiev Euromaidan, sur Twitter.

In Donetsk, pro-Russian thugs attacked pro-Ukrainian demonstrators. 1 killed, 10 hospitalized. Pic via @euromaidan pic.twitter.com/RW6PyftLOJ
— Myroslava Petsa (@myroslavapetsa) 13 Mars 2014

Un espoir de résoudre la crise "pacifiquement"?

Les heurts se sont produits dans la soirée à Donetsk, bastion agité par des tensions séparatistes depuis la fuite en Russie du président déchu Viktor Ianoukovitch et l'arrivée au pouvoir à Kiev d'un gouvernement issu des rangs du mouvement pro-européen.

Le même jour, le Premier ministre ukrainien Arseni Iatseniouk a estimé à l'ONU qu'il y avait "encore une chance" de résoudre la crise avec Moscou pacifiquement, à trois jours du référendum sur le rattachement de la Crimée à la Russie.

Demandant à Moscou de retirer ses renforts envoyés en Crimée et "d'entamer des négociations", il a aussi accusé la Russie de "violer un certain nombre de traités" et de contrevenir à l'article 2 de la Charte de l'ONU sur le non-usage de la force contre un Etat souverain.

A. G. avec AFP