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Lettonie: 54 morts sous le toit écroulé d'un supermarché à Riga

Le supermarché dont le toit s'est effondré datait de 2011.

Le supermarché dont le toit s'est effondré datait de 2011. - -

54 personnes sont mortes dans l'écroulement du toit d'un supermarché à Riga, en Lettonie.

Le bilan définitif des morts dus à l'écroulement du toit d'un supermarché jeudi 21 novembre dans la banlieue de Riga en Lettonie s'établit à 54 morts, ont annoncé lundi après-midi les services de secours lettons après que les travaux de déblaiement aient pris fin.

"Les recherches ont été arrêtées à 15 h 40 (13 h 40 GMT). Les équipes de pompiers plient leur matériel et nous quittons les lieux. On n'a pas trouvé de nouveaux corps", a indiqué à l'AFP la porte-parole des pompiers Viktorija Sembele.

Trois minutes de silence ont été observées lundi matin en Lettonie à la mémoire des victimes de cette catastrophe, la pire survenue dans ce pays balte de 2 millions d'habitants depuis son retour à l'indépendance il y a plus de vingt ans, et l'un des plus graves accidents dus à des effondrements de toitures dans le monde depuis une trentaine d'années.

La police lettone travaillait toujours lundi sur trois hypothèses pour déterminer les causes de l'accident, survenu jeudi soir à l'heure de grande affluence : la conception du bâtiment, sa construction et les nouveaux éléments qui ont été installés sur le toit.

Le centre commercial, exploité par l'enseigne Maxima, a été construit en 2011 et avait été sélectionné pour un prix d'architecture. Des travaux étaient en cours sur le toit pour le transformer en jardin suspendu avec des arbustes et une aire de jeux pour enfants.

Le président letton Andris Berzins n'avait pas hésité à parler samedi de "meurtre" à propos de cette tragédie.

"Ce dossier devrait être considéré comme un meurtre de nombreuses personnes sans défense et il requiert une réaction appropriée", a-t-il dit, soulignant que "c'est un cas complexe qui ne peut être qualifié de catastrophe naturelle ou de malchance, parce que la nature n'y a joué aucun rôle".

"C'est un défaut de conception, venant de l'ignorance", a déclaré dimanche à l'AFP Toomas Kaljas, PDG et ingénieur de Rak Tek Solutions à Espoo, en Finlande.

"Les treillis d'acier sont fabriqués de pièces assemblées à l'aide de raccords boulonnées. Le raccord inférieur a été au moins deux fois sous-estimé" dans la conception du supermarché Maxima, explique-t-il dans un rapport fondé sur des photos de la catastrophe et publié sur internet.

"La cause reste un mystère mais il faut la découvrir. Apparemment, si une faute a été commise, c'en était une énorme", selon Marite Straume, porte-parole de l'entreprise Re&Re qui a construit le bâtiment.

Un "meurtre" selon le président letton

Le président letton Andris Berzins n'avait pas hésité à parler samedi de "meurtre" à propos de cette tragédie.

"Ce dossier devrait être considéré comme un meurtre de nombreuses personnes sans défense et il requiert une réaction appropriée", a-t-il dit, soulignant que "c'est un cas complexe qui ne peut être qualifié de catastrophe naturelle ou de malchance, parce que la nature n'y a joué aucun rôle".

"C'est un défaut de conception, venant de l'ignorance", a déclaré dimanche à l'AFP Toomas Kaljas, PDG et ingénieur de Rak Tek Solutions à Espoo, en Finlande.

"Les treillis d'acier sont fabriqués de pièces assemblées à l'aide de raccords boulonnées. Le raccord inférieur a été au moins deux fois sous-estimé" dans la conception du supermarché Maxima, explique-t-il dans un rapport fondé sur des photos de la catastrophe et publié sur internet.

"La cause reste un mystère mais il faut la découvrir. Apparemment, si une faute a été commise, c'en était une énorme", selon Marite Straume, porte-parole de l'entreprise Re&Re qui a construit le bâtiment.

Le centre commercial, exploité par le détaillant Maxima Latvia, le deuxième du pays après Rimi, a été construit en 2011.

A. K. avec AFP