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Le Parlement grec adopte les propositions de réformes d'Alexis Tsipras

Le Premier ministre grec Alexis Tsipras.

Le Premier ministre grec Alexis Tsipras. - Aris Messnis - AFP

Dans la nuit de vendredi à samedi, le Parlement grec a donné son feu vert, à une large majorité, aux propositions de réformes du chef du gouvernement grec Alexis Tsipras.

C'est un vote qui conforte Alexis Tsipras dans ses choix. Dans la nuit de vendredi à samedi, le Parlement grec a adopté à une large majorité le projet de réformes du chef du gouvernement, malgré des propositions "loin" des promesses faites à son parti Syriza.

Ces propositions reprennnent dans les grandes lignes ce que souhaitaient les créanciers, et a fait renaître l'espoir qu'un accord puisse être conclu pour permettre le maintien du pays dans la zone euro. Vendredi dans la soirée, une source européenne avait révélé que les trois institutions créancières, UE, BCE, et FMI, jugeaient le plan d'Athènes "positif", et constituant "une base de négociation" en vue d'un troisième plan d'aide au pays d'un montant de 74 milliards d'euros.

Exactement au même moment, le Premier ministre grec Alexis Tsipras était devant le Parlement, appelant les députés de tous bords à un vote de "haute responsabilité" et à l'autoriser à négocier ce plan, en reconnaissant que le gouvernement avait fait "des erreurs", que le plan était "très éloigné" des promesses de Syriza, mais qu'il était finalement le meilleur possible.

Une partie de la gauche déçue par Syriza

Les concessions du gouvernement ont d'ailleurs provoqué plusieurs défections dans les rangs de la gauche radicale puisque huit députés Syriza se sont abstenus, deux ont voté contre et sept étaient absents lors du vote, dont l'ex-ministre des Finances Yanis Varoufakis. Cette marque de défiance fissure la majorité parlementaire pour les votes à venir et pourrait entraîner des changements au sein du gouvernement, selon les commentateurs.

Certains Grecs ayant voté non dimanche ont d'ailleurs fait part de leur mécontentement. Sept à huit mille personnes ont ainsi manifesté vendredi soir à Athènes à l'appel du PAME, syndicat communiste, et de partis de gauche. "Syriza soutient le capitalisme", affirmait une banderole.

L'Eurogroupe va se pencher sur ce plan

Le plan voté par l'Assemblée sera examiné samedi par les ministres des Finances de la zone euro, avant de déboucher dans le meilleur des cas sur "un accord politique", avant un sommet extraordinaire des 28, dimanche, qui pourrait relancer officiellement les négociations.

Il s'agira d'étudier le document publié dans la nuit de jeudi à vendredi, et dans lequel, moins d'une semaine après avoir fait voter non à 61% par la population sur un texte très proche, Athènes s'engage à adopter une grande partie des mesures proposées par les créanciers, sur la plupart des sujets qui fâchent: retraites, TVA, privatisations, ou encore taxe sur les sociétés. 

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la rédaction avec AFP