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Berlusconi ne devrait pas aller en prison après la perte de son immunité, estiment ses avocats

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L'ex-chef du gouvernement italien Silvio Berlusconi qui devrait perdre mercredi son poste de sénateur et donc son immunité parlementaire après sa condamnation à un an de prison, ne devrait pas être incarcéré, ont estimé mardi ses avocats.

"Nous considérons une hypothèse de ce genre comme au-delà de la provocation, une hypothèse absurde", a déclaré à Rome l'avocat Franco Coppi qui représente le "Cavaliere", 77 ans, devant les tribunaux italiens. "En théorie, un procureur peut demander cette mesure mais étant donné la situation actuelle de M. Berlusconi nous la considérons comme une hypothèse absolument irréelle", a-t-il souligné, en se référant à la position de Silvio Berlusconi comme chef du premier parti de centre droit, à son âge et au fait qu'il n'y ait pas de risque de fuite.

Silvio Berlusconi, condamné définitivement à quatre ans de prison en août, dont trois amnistiés, pour fraude fiscale, s'achemine vers son exclusion du Sénat en vertu d'une loi votée en 2012 pour assainir la politique italienne. Celle-ci prévoit l'expulsion pour six ans et l'inéligibilité des parlementaires condamnés à de la prison.

L'ancien chef de gouvernement a également été condamné en première instance dans le procès "Rubygate" à sept ans de prison pour abus de pouvoir et prostitution de mineure. Par ailleurs, un nouveau procès à son encontre pour corruption de sénateur s'ouvrira en janvier à Naples.

Pour Maître Ghedini qui est également sénateur du parti de Berlusconi, voter la déchéance du Cavaliere serait "une erreur gravissime" alors que des recours contre sa condamnation ont été déposés devant la Cour européenne des droits de l'Homme. Selon l'avocat, la déchéance du Cavaliere "ne changera rien sur le plan politique" même s'il ne pourra plus se présenter à des élections, "car les sondages indiquent que le consensus des électeurs autour de M. Berlusconi est intact".

M. K. avec AFP