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Acquittement confirmé pour Silvio Berlusconi dans le Rubygate

L'ancien président du Conseil italien, Silvio Berlusconi, le 19 juin 2014 à Naples

L'ancien président du Conseil italien, Silvio Berlusconi, le 19 juin 2014 à Naples - AFP

Dans l'affaire "Rubygate", du nom de la jeune danseuse marocaine Karima El-Mahroug dite Ruby, 17 ans, Silvio Berlusconi, 78 ans, avait été condamné en juin 2013, en première instance, à sept ans de prison et à l'interdiction à vie de mandat public pour prostitution de mineure et abus de pouvoir.

La Cour de cassation italienne a confirmé mardi soir l'acquittement de l'ancien chef de gouvernement Silvio Berlusconi dans le procès dit "Rubygate", une décision définitive qui ne met pas fin à ses ennuis judiciaires pour "faux témoignage", "corruption de sénateur" et "pots-de-vins". La juridiction suprême italienne a reconnu valide l'arrêt rendu par une cour d'appel en juillet 2014, qui acquittait le magnat des médias de toutes les charges retenues contre lui.

Dans l'affaire "Rubygate", du nom de la jeune danseuse marocaine Karima El-Mahroug dite Ruby, 17 ans, Silvio Berlusconi, 78 ans, avait été condamné en juin 2013, en première instance, à sept ans de prison et à l'interdiction à vie de mandat public pour prostitution de mineure et abus de pouvoir.

Faveurs sexuelles et libération de prison

Le tribunal l'avait jugé coupable d'avoir rémunéré des prestations sexuelles de Ruby lorsque celle-ci était encore mineure et d'avoir fait pression sur la préfecture de Milan pour la faire relâcher lorsqu'elle avait été arrêtée pour un larcin.

Fort de ce jugement, le procureur général de la Cour de cassation a réclamé, en vain, le renvoi de l'ancien président du Conseil devant une autre cour d'appel, l'accusant, entre autres, d'avoir "une passion dévastatrice" pour les adolescentes.

Soirées "bunga-bunga"

Définitivement mis hors de cause dans cette affaire, qui avait défrayé la chronique après les révélations sur les fêtes osées données par Silvio Berlusconi, devenues mondialement célèbres sous le nom de soirées "bunga-bunga", l'ancien chef du gouvernement est également à nouveau libre de ses mouvements.

Assigné à résidence chaque fin de semaine depuis mai dernier et contraint de se rendre chaque vendredi dans un centre social d'aide aux personnes âgées, il a depuis ce week-end purgé cette peine d'intérêt général prononcée contre lui pour fraude fiscale.

Toujours patron du parti de centre-droit Forza Italia, il n'a jamais renoncé à jouer un rôle politique, comme il l'a prouvé dès dimanche. L'ex-Cavaliere avait alors, sans attendre la décision de la Cour de cassation, décidé de hausser le ton envers le gouvernement de Matteo Renzi.

S.A. avec AFP