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Incendies en Grèce: Tsipras se rend sur les lieux du désastre

De violents incendies ont ravagé la région de la capitale grecque, prenant au piège de nombreuses personnes

De violents incendies ont ravagé la région de la capitale grecque, prenant au piège de nombreuses personnes - Savvas KARMANIOLAS / AFP

Le Premier ministre grec s'est rendu lors d'une visite sans médias sur les lieux de l'incendie qui a coûté la vie à plus de 90 personnes dans les alentours d'Athènes.

Il s'agit de l'incendie le plus meurtrier que l'Europe ait connu depuis presque un siècle. Le Premier ministre Alexis Tsipras s'est rendu lundi matin à Mati et Rafina, deux localités à l'est d'Athènes particulièrement touchées par les feux qui ont fait au moins 91 morts d'après un dernier bilan. Pour éviter des manifestations de colère des habitants de ces deux stations balnéaires ravagées il y a une semaine, le Premier ministre n'a pas averti les médias, ce que ces derniers ont déploré.

Dans un bref communiqué, les autorités font savoir que la rencontre du Premier ministre avec "les responsables et des citoyens" de la région a duré "environ une heure". Entre colère et désespoir, alors que le bilan des morts ne cesse d'augmenter, les habitants de Mati et Rafina ont commencé ces derniers jours à nettoyer les lieux de la catastrophe, les corps de 28 victimes étant toujours en cours d'identification.

Attisé par des vents violent, le feu de forêt du 23 juillet sur le mont de Penteli s'est propagé en moins d'une heure aux habitations de Mati et Rafina, dont beaucoup de résidences secondaires.

Le Premier ministre grec assume la responsabilité politique

Certains habitants ont été brûlés vifs dans leurs voitures en tentant de fuir, d'autant qu'un embouteillage s'était formé sur la petite route côtière. D'autres ont cherché à gagner la mer mais ont été arrêtés par la falaise qui borde les lieux à certains endroits.

Alors que les experts mettent en cause le manque d'un plan urbain de ces localités plantées de pins, le gouvernement soupçonne un incendie volontaire et une enquête judiciaire a été ouverte dans ce sens.

Alexis Tsipras avait assumé vendredi la responsabilité politique du désastre sans mettre en cause la gestion opérationnelle des secours alors que l'opposition et les médias critiquent le manque de coordination de divers services.

L.D., avec AFP