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Ces Islandaises stoppent leur travail pour réclamer l'égalité salariale

Elles ont donné de la voix et frappé dans leurs mains pour mettre fin à l'écart de rémunération qui demeure avec leurs homologues masculins.

Plusieurs centaines de femmes se sont à nouveau rassemblées, lundi à Reykjavík, face au Parlement et à la statue de Jon Sigurosson, père de l’indépendance islandaise. A 14h38 très précisément. Soit l’heure symbolique après laquelle elles ne sont plus payées si on compare leur salaire par rapport à celui des hommes.

"En 1975, quand ma mère avait dix ans, elle était présente avec sa mère pour protester au même endroit. Je suis venue avec elle ce lundi, avec mes frères et mon père, pour nous battre en faveur de l’égalité", explique Salka Sol Eyfeld, jointe par BFMTV.

Une date pour l'histoire

Cette musicienne de 28 ans fait ainsi référence au 24 octobre 1975, lorsque les femmes avaient à 90% cessé le travail, partout dans le pays, pour descendre dans la rue et initier ce mouvement pour la reconnaissance du travail des femmes.

"Elles restent au même point qu’il y a 41 ans avec un écart de salaire qui est aujourd’hui de 17%. Nous ne pouvons rester assises et ne rien faire. Je ne voudrais pas que mon futur enfant soit encore là à se battre en 2057", poursuit-elle.

"Se soutenir les uns les autres"

Parmi les manifestants ce lundi, il y avait également de nombreux hommes comme Seth Sharp, jeune DJ islandais et membre du Parti pirate. Il a comme Salka filmé l'événement, "pour documenter le mouvement et supporter la cause".

"Une société fonctionne mieux et les gens sont plus heureux lorsqu’ils sont égaux, rappelle-t-il. L’inégalité de salaire est une source de colère et de frustration pour trop de femmes. Il me paraissait donc important d’être là pour que l’on puisse se soutenir les uns les autres."

Cédric Cousseau