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Attentats: le testament de Mohamed Abrini

Face au juge d'instruction, Mohamed Abrini avait cherché à minimiser son rôle, assurant notamment "je ne ferais pas de mal à une mouche". Il avait aussi chargé ses complices morts dans les attentats.

Info BFMTV - Mohamed Abrini, l’homme au chapeau des attentats de Bruxelles également accusé d’avoir préparé les attentats de Paris, avait rédigé un testament. Dans ce document effacé retrouvé malgré tout par les enquêteurs dans un ordinateur à Bruxelles, il approuve clairement les attentats de Paris et indique sa volonté de mourir en martyr. Déjà inculpé dans le dossier des attentats de Paris, il l'a également été pour "assassinats terroristes" en Belgique.

Dans ce texte daté du 2 février, Mohamed Abrini explique que la mort de son frère en Syrie lors d'une attaque-suicide en juillet 2014 l'a conduit à se plonger dans la religion. Après quelques recherches, il lui est rapidement apparu légitime de rejoindre Daesh. Il qualifie les terroristes du 13 novembre de "héros" et demande à sa mère de lui pardonner. Abrini lui promet également de l'accueillir avec son frère au paradis. Il signe d'ailleurs ce testament du nom de combattant de ce dernier, Abou Yaya.

Un ordinateur découvert dans une rue

Ce document, que Mohamed Abrini a tenté d'effacer, a été retrouvé dans la corbeille de l'ordinateur découvert dans une poubelle par un agent communal près de l'appartement d'où sont partis les trois terroristes de l'aéroport de Zaventem. Pourtant, face au juge d'instruction, Mohamed Abrini avait cherché à minimiser son rôle, assurant notamment "je ne ferais pas de mal à une mouche". Il avait aussi chargé ses complices morts dans les attentats.

Mohamed Abrini, Belgo-Marocain de 31 ans, a reconnu après son arrestation le 9 avril être le troisième homme qui accompagnait les deux kamikazes qui se sont fait exploser le 22 mars à l'aéroport international de Bruxelles-Zaventem. Il avait été filmé en compagnie de Salah Abdeslam, l'avant-veille des attentats de Paris, dans une station-service de l'Oise (nord de Paris). Les deux hommes circulaient dans une voiture utilisée ensuite pour convoyer des membres des commandos.

S.A. avec Cécile Danré