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Royaume-Uni: deux nouveaux sondages donnent le Brexit gagnant

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À une semaine du scrutin prévu le 23 juin, l'hypothèse d'un Brexit est désormais prise très au sérieux à Bruxelles, qui s'inquiète des derniers sondages très favorables pour le camp réclamant la sortie du Royaume-Uni de l'UE. 

Le camp du Brexit poursuit son envolée dans les sondages. Deux nouvelles enquêtes d'opinion publiées ce jeudi donnent vainqueur le scénario d'une sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne, à une semaine jour pour jour du scrutin. La campagne du camp du maintien dans l'UE a toutefois été suspendue, ce jeudi après-midi, après la violente agression d'une députée travailliste

Plus tôt dans la journée, le sondage mensuel Ipsos-Mori a donné le camp du "leave" (partir) en tête, à 53% contre 47%, tandis que celui de l'institut Survation donne le camp du Brexit à 52%, contre 48% pour celui du maintien dans l'UE. Les sondages publiés en début de semaine donnaient la même tendance, sans exception. De quoi galvaniser le camp du Brexit, porté par le leader du parti europhobe Ukip, Nigel Farage, qui a pavoisé mercredi lors d'un happening promotionnel pour le "Leave", sur la Tamise. 

Inquiétudes au sommet de l'Europe

Ces sondages très favorables commencent à inquiéter les autorités européennes, qui sentent que l'éventualité d'une sortie du Royaume-Uni pourrait se concrétiser. Le président du Conseil européen Donald Tusk a ainsi estimé, ce jeudi, qu'il est "difficile d'être optimiste" quant au résultat du référendum, "bien que tout reste possible", jugeant par ailleurs que ce départ de l'UE n'aurait "aucun sens" étant donné que le Royaume-Uni en est un Etat-clé. Donald Tusk s'est également alarmé des "conséquences politiques et géopolitiques imprévisibles" d'un tel scénario.

De son côté, le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, a tenu à relativiser, estimant que l'UE ne serait "pas en danger de mort" si le Brexit l'emporte. "Je ne pense pas que l'Union européenne sera en danger de mort si la Grande-Bretagne (en) sort, parce que nous continuerons une politique de proche coopération en Europe, voire à aller plus loin dans l'Union européenne, notamment en matière d'union économique et monétaire", a-t-il déclaré ce jeudi. 

Les Britanniques sont appelés aux urnes le 23 juin prochain pour se prononcer sur la sortie ou non du Royaume-Uni de l'Union européenne.