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Allemagne: enquête sur une cellule néo-nazie au sein de la police

Quatre hommes et une femme, qui forment ce groupe, ont été suspendus de leurs fonctions le temps de l'enquête.

Quatre hommes et une femme, qui forment ce groupe, ont été suspendus de leurs fonctions le temps de l'enquête. - SEBASTIEN BOZON / AFP

En Allemagne, une enquête a été ouverte à l'encontre de cinq policiers soupçonnés d'avoir formé une cellule néo-nazie menaçant une avocate.

Une enquête a été ouverte en Allemagne contre cinq policiers, accusés d'avoir formé une cellule néo-nazie qui a échangé des photos de Hitler et de croix gammées via un groupe WhatsApp et menacé une avocate d'origine turque, selon un quotidien allemand.

Quatre hommes et une femme, qui forment ce groupe, ont été suspendus de leurs fonctions le temps de l'enquête.

Fax anonyme

Les agissements de ce groupe ont été découverts après l'envoi début août d'un fax anonyme menaçant de "massacrer" la fillette de deux ans de l'avocate allemande d'origine turque, Seda Basay-Yildiz, a précisé le quotidien Frankfurter Neue Presse.

Dans ce message, l'avocate, qui a représenté des islamistes militants présumés, était traitée de "truie turque pourrie". "Fous le camp tant que tu peux encore sortir d'ici vivante", lui était-il aussi intimé.

Le fax était signé "NSU 2.0" en référence à un groupuscule terroriste allemand néo-nazi NSU ("Clandestinité nationale-socialiste") formé à la fin des années 90, qui avait assassiné huit immigrants turcs.

Données privées

Me Basay-Yildiz, qui a aussi représenté les familles des victimes du NSU, a déclaré recevoir quotidiennement des menaces mais que celle-ci l'avait particulièrement inquiétée, car elle faisait mention du prénom de sa fille et de son adresse privée. 

Selon le quotidien allemand, elle avait alors signalé le fax à la police, qui a découvert que des policiers avaient eu accès à ses données privées via l'ordinateur d'un poste de police de Francfort.

Les téléphones et disques durs d'ordinateurs confisqués lors d'une perquisition au domicile des suspects ont conduit à la découverte du groupe WhatsApp. 

B.L. avec AFP