BFMTV

Etats-Unis: un condamné malade mental exécuté en Virginie

Un condamné à mort souffrant selon ses défenseurs de graves troubles psychiatriques a été exécuté jeudi aux Etats-Unis

Un condamné à mort souffrant selon ses défenseurs de graves troubles psychiatriques a été exécuté jeudi aux Etats-Unis - CAROLINE GROUSSAIN, AFP/Archives

Un homme souffrant de troubles mentaux a été exécuté dans l'Etat de Virginie aux Etats-Unis.

Un condamné à mort souffrant selon ses défenseurs de graves troubles psychiatriques a été exécuté jeudi aux Etats-Unis, malgré une mobilisation internationale en sa faveur.

William Morva, un meurtrier à la double nationalité hongroise et américaine, a reçu une injection létale et a été déclaré décédé à 21h15 locales (01h15 GMT vendredi), ont annoncé les autorités pénitentiaires de l'Etat de Virginie.

Refus de transformer sa peine

Le gouverneur démocrate de cet Etat de l'est du pays, avait refusé quelques heures plus tôt d'accorder un sursis au prisonnier.

Les avocats du détenu de 35 ans assuraient qu'il souffrait depuis longtemps de délires mentaux, qui auraient été minimisés à son procès. Ils affirmaient que M. Morva était incapable d'évaluer les conséquences de ses actes, mais qu'il avait pourtant été décrit comme doué de raison par les procureurs.

Deux responsables des Nations unies et de nombreuses autres voix aux Etats-Unis et ailleurs avaient appelé le gouverneur à commuer la peine de mort de William Morva.

Condamné pour deux meurtres

Il avait été emprisonné dans les années 2000 pour tentative de vol à main armée. Un jour d'août 2006, soigné à l'hôpital pour des blessures bénignes, il avait réussi à assommer le policier chargé de le surveiller et à prendre son arme.

Il avait alors fait feu sur un garde de sécurité qu'il avait tué. Le lendemain, alors qu'il était la cible d'une chasse à l'homme autour du campus universitaire de Virginia Tech, il avait également tué par balle un policier. Les deux victimes étaient pères de famille.

Jeune, William Morva était connu pour ses diatribes conspirationnistes, pour marcher pieds nus en plein hiver et pour dormir parfois dans la forêt enfoui sous les feuilles d'arbre. Convaincu d'avoir des facultés paranormales, il s'est ensuite persuadé qu'on voulait le tuer.

C.Br. avec AFP