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États-Unis: enquête sur des élèves militaires filmés en train de faire le signe du suprémacisme blanc

Des soldats américains lors d'une cérémonie en mai 2017 au cimetière national d'Arlington, en Virginie

Des soldats américains lors d'une cérémonie en mai 2017 au cimetière national d'Arlington, en Virginie - (photo d'illustration) - Brendan Smialowski - AFP

Des élèves d'une école militaire américaine ont été filmés en train de faire le signe du suprémacisme blanc lors d'un match de football américain. Une enquête administrative est désormais menée.

La prestigieuse école militaire de West Point a annoncé ce lundi avoir lancé une enquête sur certains de ses élèves, filmés en train de faire d'une main le signe "ok", lié aux suprémacistes blancs, lors d'un match de football américain ce week-end. 

Peu avant cette prestigieuse rencontre annuelle entre l'armée de terre et la Navy, auquel a assisté le président Donald Trump samedi, au moins deux cadets de l'école militaire (West Point) ainsi qu'un aspirant de l'Académie navale des Etats-Unis ont été filmés en train de former le signe "ok" -- pouce et index joints tandis que les trois autres doigts restent tendus -- derrière un commentateur en direct sur la chaîne sportive ESPN.

Une enquête administrative menée

"L'académie militaire est pleinement engagée dans la formation de leaders au caractère qui incarne les valeurs de l'armée", a déclaré le lieutenant général à la tête de West Point, Darryl Williams.  "J'ai nommé un officier (...) pour mener une enquête administrative sur les faits, circonstances et intentions des cadets en question", a-t-il déclaré dans un communiqué.

Une porte-parole de l'académie navale, basée à Annapolis dans le Maryland, a également dit aux médias américains étudier l'incident. Ce signe pourtant ordinaire est devenu populaire au sein des suprémacistes blancs, selon l'association de lutte contre l'antisémitisme ADL (Anti-Defamation League). 

Il s'est répandu dans les cercles d'extrême droite et est parfois utilisé par des supporters de Donald Trump, qui n'en connaissent pas toujours l'origine, explique l'ADL. 

L'extrémiste australien Brenton Tarrant, auteur du carnage dans deux mosquées de Christchurch en Nouvelle-Zélande, l'avait utilisé lors de son arrivée au tribunal en mars 2019. L'année dernière, un officier des garde-côtes avait été réprimandé pour avoir fait ce signe à la télévision. 

Jeanne Bulant avec AFP