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Espagne: des membres de "La Meute" jugés pour une autre agression sexuelle

Des manifestantes célèbrent le jugement de la Cour Suprême espagnole qui a requalifié pour viol la condamnation des membres de la "Meute", le 21 juin 2019

Des manifestantes célèbrent le jugement de la Cour Suprême espagnole qui a requalifié pour viol la condamnation des membres de la "Meute", le 21 juin 2019 - Cristina Quicler / AFP

Quatre hommes sont jugés pour une nouvelle affaire. Après avoir été condamnés à 15 ans de prison pour un viol collectif en 2016, ces membres de "La Meute" sont accusés d'attouchements à caractère sexuel, pour des faits survenus la même année.

Quatre membres de "La Meute", déjà condamnés à 15 ans de prison pour un viol collectif ayant indigné l'Espagne, sont jugés pour une agression sexuelle sur une autre femme qui doit témoigner ce mardi à Cordoue.

Devant le tribunal de cette ville d'Andalousie, plusieurs dizaines de personnes étaient réunies en signe de soutien à la victime présumée de 21 ans qui doit témoigner à huis clos, selon un porte-parole de l'instance judiciaire. "Toutes avec toi" ou "En en touchant une, ils nous touchent toutes", pouvait-on lire sur leurs pancartes.

Le procès a commencé ce lundi et doit se tenir jusqu'à jeudi. Les quatre hommes y sont accusés d'avoir pratiqué des "attouchements à caractère sexuel" à cette jeune femme en mai 2016 en Andalousie, alors qu'elle était inconsciente vraisemblablement après avoir bu de l'alcool. Le parquet a requis sept ans de prison à leur encontre.

"La Meute" déjà condamnée pour viol en réunion

Ces quatre accusés sont déjà en prison pour avoir violé en réunion avec un cinquième complice une jeune femme en juillet 2016 à Pampelune (nord), durant les fêtes de la San Fermín. Ils avaient filmé leurs actes et s'en étaient vanté dans un groupe WhatsApp baptisé 'La Manada' (La Meute).

L'affaire avait indigné l'Espagne et entraîné de grandes manifestations féministes après leur condamnation en 2018 en première instance à 9 ans de prison pour abus sexuel et non pour viol, et leur remise en liberté provisoire. En juin, la Cour suprême espagnole avait requalifié les faits en "viol" en réunion et aggravé leur peine à 15 ans de prison.

Dans la nouvelle affaire jugée à Cordoue, les accusés ont clamé leur innocence et leur avocat a demandé à ce que le tribunal n'utilise pas la vidéo qu'ils avaient eux-mêmes filmée, arguant qu'elle avait été obtenue de "manière illégale" par la police lors de la saisie de leurs téléphones portables durant l'enquête sur le viol de Pampelune.

J. G. avec AFP