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En RDC, des enfants dans l’enfer des mines de cobalt

Des enfants travaillent dans des conditions épouvantables dans les mines de cobalt en République démocratique du Congo

Des enfants travaillent dans des conditions épouvantables dans les mines de cobalt en République démocratique du Congo - Sky News

C'est le revers des batteries de nos téléphones portables. Le mode d'extraction du cobalt, nécessaire à leur fabrication, est pointé du doigt. Et pour cause: de nombreux enfants sont exploités pour assurer cette tâche. Notamment en République démocratique du Congo, d'où provient l'essentielle de cette matière.

Aujourd’hui, à travers le monde, une soixantaine de téléphones portables sont vendus chaque seconde. Des smartphones devenus indispensables mais qui ont leurs secrets de fabrication, jalousement gardés par les grandes marques électroniques que sont Apple, Samsung et Sony.

D’après Amnesty International, qui dénonçait déjà il y a quelques mois dans un rapport le travail des enfants derrière la production de smartphones et de voitures électriques, ces firmes "n’effectuent pas les contrôles élémentaires afin de vérifier que la fabrication de leurs produits n’intègre pas de cobalt extrait par des mineurs".

Un reportage de Sky News tourné cette semaine démontre que ce recours aux enfants perdure. On y voit ainsi de jeunes garçons et filles extraire le cobalt à mains nues et dans des mines de la République démocratique du Congo, l'un des pays les plus pauvres d'Afrique.

Des mines qui s’effondrent régulièrement

Le moins que l’on puisse dire, c’est que leurs conditions de travail sont à des années-lumière du monde idyllique affiché par les publicités de smartphones.

En République démocratique du Congo, où 50% du cobalt mondial est extrait, les enfants reçoivent un salaire symbolique et dorment le plus souvent entassés dans des dortoirs précaires. Quand ils ont la chance de pouvoir se reposer.

Au quotidien, ils risquent leur vie à chaque instant. Les mines s’effondrent en effet régulièrement et se transforment bien souvent en cercueils pour ceux qui y restent coincés. Car si on risque sa vie pour trouver du minerai, on ne la risque pas pour remonter un cadavre d’enfant.

Boris Courret