BFMTV

Ecosse: une chirurgienne blanchie après avoir décapité un bébé il y a quatre ans

Une ambulance britannique. (Photo d'illustration)

Une ambulance britannique. (Photo d'illustration) - JON SUPER / AFP

Il y a quatre ans, une docteure décapitait accidentellement un bébé lors d'un accouchement à l'hôpital écosais où elle travaillait. Ce mardi, une commission médicale a écarté l'accusation de faute grave, lui permettant d'exercer.

Le réalisateur italien Dario Argento avait exploré ce cauchemar dans son film Trauma. Mais dans un hôpital de Dundee, en Ecosse, le 16 mars 2014, le drame n'avait rien de fictif: ce jour-là, la médecin Vaishnavy Vilvanathan Laxmanj, qui devait accoucher une femme dont le labeur avait commencé au bout de six mois de grossesse à peine, n'a pas réussi à pratiquer une césarienne en urgence. Elle a alors opté pour un accouchement normal malgré trois circonstances très défavorables. Le bébé sortait les pieds en avant, il était lié à sa mère par un cordon prolabé et le col de l'utérus maternel était insuffisamment dilaté (moins de quatre centimètres). Et dans le cours de cette délicate intervention, la tête du nourrisson a été séparée de son corps. 

Une erreur isolée 

Ce mardi, quatre ans après, la docteure a cependant été blanchie par une commission médicale de l'accusation portée contre elle de "faute grave", et son droit d'exercer a été confirmé, a noté The Independent. Un rapport produit devant la commission avait toutefois posé sans ambages, comme le relevait ici The Guardian: "La décision de la chirurgienne a inité un enchaînement d'actions qui a abouti à la décapitation du bébé. Sans cette erreur de jugement, la décapitation n'aurait pas eu lieu". Il apparaît en revanche que le bébé était mort avant cette mutilation. 

La commission a également jugé l'option prise à l'époque lors de l'accouchement "négligente et au-dessous du niveau de compétence attendu" mais a ajouté que l'erreur n'était pas "récurrente" et s'apparentait davantage à une faute "isolée commise en des circonstances très difficiles". La médecin, qui a "pensé agir dans l'intérêt de la mère et de l'enfant" durant l'opération, a par ailleurs exprimé ses remords. 

Outre l'erreur fatale, la mère endeuillée a, elle, reproché au corps médical auquel elle avait eu affaire son manque de communication et les lacunes du traitement qui lui avait été administré.

Robin Verner