BFMTV

Des manifestations en France en soutien aux civils d'Alep

Un homme dévasté après des bombardements à Alep, le 19 juillet 2016.

Un homme dévasté après des bombardements à Alep, le 19 juillet 2016. - THAER MOHAMMED - AFP

Plus de 2.000 personnes sont descendues dans la rue en France ce samedi pour crier leur solidarité aux civils d'Alep, presque entièrement reprise par les forces de Bachar al-Assad cette semaine.

Plus de 2.000 personnes se sont rassemblées ce samedi dans plusieurs villes de France en soutien aux civils syriens piégés dans le dernier quartier rebelle d'Alep assiégé par le régime du président Bachar al-Assad et ses alliés.

600 personnes à Lille

A Lille, la préfecture a recensé plus de 600 manifestants, réunis suite à des appels lancés sur internet. Pendant le rassemblement, des messages de soutien aux habitants d'Alep ont été inscrits sur un grand tableau blanc, non loin de faux poupons ensanglantés symbolisant les exactions du régime syrien.

"On est en train de supplier la communauté internationale pour qu'elle dise à la Russie d'arrêter de tuer mon peuple !", s'est exclamée dans un microphone une enseignante syrienne réfugiée en France. La Russie du président Vladimir Poutine est une alliée du président Assad.

De nombreux cortèges en France

Plus de 600 personnes se sont également rassemblées à Strasbourg, selon les organisateurs. Des bougies avaient été disposées sur le sol à côté de panneaux d'Amnesty International clamant "protéger les civils à Alep", tandis que les manifestants scandaient: "Alep est le Grozny, le Srebrenica de notre génération"."Alep brûle", "c'est l'encre qui doit brûler, pas le sang", pouvait-on lire sur les pancartes de centaines de manifestants réunis à Paris à l'appel d'une organisation islamique turque.

A Marseille, deux cortèges comptant plus d'une centaine de personnes chacun se sont regroupés devant la mairie. "Syrie ne pleure pas, Marseille est avec toi", "Assad, Poutine, assassins", indiquaient les banderoles.

Ils étaient également 200 à Bordeaux, une centaine à Poitiers et à Mont-de-Marsan. Après des années de bombardements et un siège de plus de quatre mois, l'offensive lancée mi-novembre a permis à l'armée syrienne et à des milices alliées de reprendre plus de 90% des quartiers que les rebelles contrôlaient depuis 2012 à Alep, la deuxième ville du pays. 

Il resterait environ 40.000 civils dans le réduit que tiennent encore les insurgés à Alep et entre 1.500 et 5.000 combattants avec leurs familles, selon l'émissaire de l'ONU pour la Syrie Staffan de Mistura.

R.V. avec AFP