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Des dizaines de morts dans un attentat à Mogadiscio

Evacuation d'un blessé à Mogadiscio où une explosion, due à un camion piégé, a tué au moins 65 personnes. L'attaque a été lancée par les rebelles islamistes somaliens contre des bâtiments officiels. /Photo prise le 4 octobre 2011/REUTERS/Omar Faruk

Evacuation d'un blessé à Mogadiscio où une explosion, due à un camion piégé, a tué au moins 65 personnes. L'attaque a été lancée par les rebelles islamistes somaliens contre des bâtiments officiels. /Photo prise le 4 octobre 2011/REUTERS/Omar Faruk - -

MOGADISCIO (Reuters) - Un attentat au camion piégé revendiqué par les rebelles islamistes a fait au moins 65 morts mardi dans un quartier de...

MOGADISCIO (Reuters) - Un attentat au camion piégé revendiqué par les rebelles islamistes a fait au moins 65 morts mardi dans un quartier de ministères à Mogadiscio, la capitale de la Somalie, a déclaré un membre des services ambulanciers.

Des témoins ont entendu une forte explosion dans un quartier du coeur de Mogadiscio abritant quatre ministères, où des étudiants s'apprêtaient à passer des examens.

"On a transporté 65 corps et 50 blessés", a déclaré un ambulancier, Ali Muse, ajoutant que des soldats, des étudiants et des civils figuraient parmi les morts. "Il y a encore des corps là-bas. La plupart des gens souffrent de brûlures", a-t-il dit.

La police a rapporté qu'un camion avait explosé à l'entrée du quartier. D'après l'ambulancier Ali Muse, le camion piégé semblait rempli d'essence et d'explosifs.

"Les Chabaab ont commis cette attaque", a dit un porte-parole des rebelles islamistes à Reuters. "Nous visions les ministères."

Les Chabaab, rebelles islamistes en Somalie liés à Al Qaïda, avaient menacé de lancer des attaques contre des installations gouvernementales après leur retrait de Mogadiscio début août.

Un journaliste de Reuters dit avoir vu neuf cadavres sur les lieux de l'attentat, dans un secteur de la capitale contrôlé par les forces gouvernementales et les soldats de la force de maintien de la paix de l'Union africaine.

De nombreux blessés aux corps recouverts de brûlures se dirigeaient vers un hôpital voisin et la police tentait de venir en aide à des étudiants coincés dans les décombres des immeubles endommagés.

Un autre journaliste de Reuters a vu un véhicule officiel quitter les lieux avec deux corps recouverts à l'arrière et cinq autres personnes aux visages ensanglantés. Les policiers tiraient en l'air pour disperser la foule.

Abdi Sheikh et Ibrahim Mohamed, Jean-Stéphane Brosse et Bertrand Boucey pour le service français, édité par Gilles Trequesser