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Crash à Téhéran: l'Iran délivre deux visas à des représentants canadiens

Les équipes de secours sur les lieux du crash du Boeing 737 à Téhéran, le 8 janvier 2020.

Les équipes de secours sur les lieux du crash du Boeing 737 à Téhéran, le 8 janvier 2020. - AFP

"Nous espérons que les autres visas seront approuvés prochainement", a déclaré le chef de la diplomatie canadienne sur Twitter.

L'Iran a pour l'instant délivré seulement deux visas à des représentants canadiens qui sont attendus sur son territoire après le crash d'un Boeing 737 ukrainien mercredi près de Téhéran, a indiqué vendredi le ministre canadien des Affaires étrangères.

D'autres visas approuvés prochainement ?

"Nous espérons que les autres visas seront approuvés prochainement afin que nous puissions commencer à fournir des services consulaires, à aider dans l'identification des victimes et à faire partie de l'enquête", a écrit François-Philippe Champagne, chef de la diplomatie canadienne, sur Twitter.

Téhéran -avec qui Ottawa a rompu ses relations diplomatiques en 2012- a annoncé vendredi qu'une équipe canadienne de 10 personnes était "en route pour l'Iran", où elle doit "s'occuper des affaires relatives aux victimes canadiennes de ce malheureux accident".

"À date, l'Iran nous a accordé deux visas", a souligné François-Philippe Champagne.

Les représentants canadiens, notamment de "l'Equipe permanente de déploiement rapide" du ministère des Affaires étrangères du Canada et du Bureau de la sécurité des transports (BST), se trouvent en ce moment à Ankara, a dit le ministre.

"La cause du crash de l'avion annoncée" samedi

Il s'agit de 10 représentants consulaires et de deux enquêteurs du BST, a précisé une source gouvernementale. Les Canadiens ayant jusqu'ici reçu des visas sont des représentants consulaires, selon cette source. Le BST a souligné jeudi soir que ses enquêteurs avaient été invités "à se présenter sur le site de l'accident" par les autorités iraniennes de l'aviation et qu'il prenait "des dispositions pour se rendre sur le site". 

L'Iran a nié catégoriquement vendredi la thèse selon laquelle le Boeing 737 qui s'est écrasé mercredi près de Téhéran aurait été touché par un missile, piste privilégiée par plusieurs pays, notamment le Canada. Citant une "source informée", l'agence de presse iranienne Fars a indiqué que "la cause du crash de l'avion ukrainien sera annoncée" samedi après une réunion de la commission d'enquête "en présence des parties (iraniennes) et étrangères".

Le vol PS752 de la compagnie Ukraine Airlines International (UAI) s'est écrasé à l'ouest de Téhéran, très vite après son décollage. L'Iran a invité Boeing, le constructeur américain de l'avion, à participer à l'enquête, ainsi que les Américains, les Canadiens, les Français et les Suédois à observer les méthodes de travail suivies par les Iraniens dans cette affaire.

E.P avec AFP