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Covid-19 aux États-Unis: selon le Dr Fauci, le port du masque pourrait s'avérer nécessaire jusqu'en 2022

L'immunologue Anthony Fauci, conseiller de la présidence américaine sur la pandémie de Covid, le 21 janvier 2021 à Washington

L'immunologue Anthony Fauci, conseiller de la présidence américaine sur la pandémie de Covid, le 21 janvier 2021 à Washington - ALEX WONG © 2019 AFP

Alors que le nombre de morts du Covid-19 aux États-Unis approche la barre du demi-million, l'immunologue en charge de la cellule épidémique de la Maison Blanche estime que le pays retrouvera un "degré de normalité" au prochain hiver.

La réponse tient en quelques mots. Le Dr Anthony Fauci, l'immunologue en charge de la riposte de la Maison Blanche contre l'épidémie de Covid-19, prédit que les États-Unis devraient approcher un "degré de normalité" à l'automne ou l'hiver prochain. Interrogé dimanche par CNN, l'expert estime par ailleurs qu'il est "tout à fait possible" que les Américains soient encore contraints de porter le masque en 2022.

Alors que le nombre de morts dues à la pandémie aux États-Unis approche les 500.000, Anthony Fauci insiste, comme Joe Biden l'a fait durant sa campagne présidentielle, sur l'importance du port du masque. Un changement capital par rapport à la stratégie de Donald Trump, qui négligeait largement les gestes barrières et le masque.

"Rien de tel depuis la grippe de 1918"

Faisant le constat que le tribut payé par son pays en un an est immense, le conseiller du président américain a jugé la situation "vraiment terrible". D'où l'absolue nécessité, à ses yeux, de continuer à respecter les mesures sanitaires.

"C’est historique. Nous n’avons rien connu de tel depuis 102 ans. Depuis l’épidémie de grippe de 1918. Dans plusieurs décennies, les gens en parleront encore comme d’un terrible moment de l’histoire", s'est désolé Anthony Fauci.

Depuis deux semaines toutefois, les États-Unis enregistrent une baisse des contaminations relevées quotidiennement. Par ailleurs, plus d’un million et demi de personnes sont vaccinées chaque jour.

Jules Pecnard Journaliste BFMTV