BFMTV

Corée du Nord: le demi-frère assassiné de Kim Jong Un avait un "lien" avec la CIA

Photo datée du 24 mai 2001 de Kim Jong Nam à l'aéroport international de Narita, près de Tokyo

Photo datée du 24 mai 2001 de Kim Jong Nam à l'aéroport international de Narita, près de Tokyo - TOSHIFUMI KITAMURA, AFP/Archives

D'après le quotidien américain, Wall Street Journal, le demi-frère du leader coréen Kim Jong Un, Kim Jong Nam décédé en 2017, avait des liens avec la CIA.

Le Wall Street Journal rapporte ce mardi que Kim Jong Nam, le demi-frère du leader nord-coréen Kim Jong Un qui a été assassiné en 2017 en Malaisie, avait un "lien" avec la CIA.

Citant "une personne au courant du sujet", le quotidien affirme que Kim Jong Nam avait rencontré plusieurs fois des agents de la CIA.

Un temps pressenti comme l'héritier de la Corée du Nord, il est mort en février 2017, à l'aéroport international de Kuala Lumpur, après qu'on lui eut projeté du VX, un agent neurotoxique hautement mortel, au visage.

Le Wall Street Journal avance qu'il y avait un "lien" entre Kim Jong Nam et la CIA, tout en expliquant que les détails de cette connexion ne sont pas complètement clairs.

La source du quotidien lui a indiqué que Kim Jong Nam s'était rendu en février 2017 en Malaisie pour rencontrer son contact à la CIA, mais que cela pourrait ne pas avoir été l'unique but de ce voyage.

Un temps pressenti comme héritier de la Corée du Nord

Surnommé "Le petit général", Kim Jong-Nam fut un temps pressenti comme l'héritier de la Corée du Nord. Mais un énorme faux pas le condamna à un exil de fait, d'où il multiplia les critiques contre le régime de Pyongyang.

Il avait en effet été arrêté en 2001 à l'aéroport de Tokyo muni d'un faux passeport dominicain avec deux femmes et un enfant. Il aurait alors déclaré aux autorités qu'il voulait visiter Tokyo Disneyland.

Après cette mésaventure, il avait essentiellement vécu avec sa famille à Macao, à Singapour ou en Chine.

Et c'est son demi-frère Jong Un qui a hérité du pouvoir à la mort de leur père en décembre 2011.

Avant même cette succession, il avait affirmé que le pouvoir ne l'intéressait pas et s'était dit en octobre 2010 "opposé à la transmission héréditaire à une troisième génération de la famille", dans un entretien en coréen à la chaîne japonaise Asahi TV.

Aude Solente avec AFP