BFMTV

Centrafrique : « Que les soldats français viennent vite »

Soldat français en Centrafrqiue

Soldat français en Centrafrqiue - -

En Centrafrique, l'opération militaire française "Sangaris" n'attend plus que le vote du Conseil de Sécurité des Nations Unies. Sur place, musulmans et chrétiens eux aussi semblent attendre avec impatience les soldats français.

La France est fin prête à envoyer des soldats en Centafrique afin de tenter de mettre fin aux violences entre chrétiens et musulmans qui déchirent le pays. La France attend le projet de résolution de l’ONU qui devrait être adopté ce jeudi matin par le conseil de sécurité. Il autorise la force africaine (Misca) sur place à se déployer "pour une période de douze mois". Elle donne également le feu vert à une intervention militaire française. 600 soldats sont déjà présents à Bangui. 350 autres sont pré-positionnés au Cameroun. La résolution prévoit aussi la création d'une commission d'enquête sur les droits de l'Homme, un embargo sur les armes et la menace de sanctions contre les responsables d'exactions.

Deux objectifs pour la France

L’objectif pour l’armée française est double. Sécuritaire d'abord : elle devra tenter de rétablir l’ordre dans un pays en proie aux affrontements entre chrétiens et musulmans, entre groupes "d'auto-défense" et rebelles de la Séléka qui ont renversé en mars dernier le président François Bozizé et qui continuent de semer la terreur. Humanitaire ensuite : l'armée devra aider au retour dans leur village les 400 000 déplacés (20 % de la population) et faciliter le travail des humanitaires.

« On veut la paix »

Sur place, la tension est un peu retombée ces derniers jours. Depuis l’annonce du déploiement prochain de l’armée française, de nombreux groupes armés, ont quitté la ville. Mais la population reste inquiète. Les centrafricains attendent avec l’impatience le déploiement des soldats français... « Je suis très contente mais que les soldats français viennent vite on veut la paix ici juste la paix », explique Amina au micro de Céline Martelet, envoyée spéciale de RMC en Centrafrique. A Bangui, dans les marchés, sur les étals, chrétiens et musulmans se cotoient malgré les tensions et les massacres commis dans les 2 camps. Marius et Salaédinne en sont l’exemple. Amis depuis longtemps, ils entendent bien le rester. « Oui, on est toujours ami. On va rester ami. Il y a beaucoup de musulmans mais aussi beaucoup de chrétiens ici ». Mais si Marius et Salaédinne arrivent à se parler, dans la ville tout n’est pas aussi rose. Dans un magasin tenu par des musulmans, nous serons obligés d’interrompre notre interview avec un jeune chrétien qui a eu le tort d’avoir accusé les musulmans de la Séléka d’être les auteurs massacres. Une scène qui illustre parfaitement la rancœur entre les deux communautés.

|||>> Centrafrique: soutenez-vous l'intervention française?

La rédaction