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Ce que l'on sait des deux attaques qui ont frappé Tunis

Deux attentats-suicide à 10 minutes d'intervalle ont frappé la capitale tunisienne ce jeudi, aux alentours de 11h. Ils ont tous les deux frappé les forces de l'ordre, tuant un policier et faisant 8 blessés, selon un bilan provisoire.

Deux attentats-suicide ont semé la panique dans le centre-ville de Tunis, la capitale tunisienne, ce jeudi matin. Ils ont eu lieu presque simultanément dans deux lieux différents, et ont, dans les deux cas, touché des fonctionnaires de police tunisiens. Un policier est mort à la suite de la première attaque, et en tout six policiers et deux civils ont été blessés, selon un bilan provisoire.

Une première attaque avant 11h

Peu avant 11h, une première voiture a explosé rue Charles de Gaulle, près de l'une des artères principales de la ville, l'avenue Bourguiba, et à proximité de l'ambassade de France. Cette attaque à la voiture piégée a blessé trois policiers et deux civils, selon un premier bilan. Le kamikaze est mort dans l'attentat.

Des morceaux de corps jonchaient la chaussée, d'après un témoignage d'une journaliste de l'AFP.

Peu avant 14h, le ministère de l'Intérieur a annoncé qu'un "des deux agents de police blessés dans l'attentat suicide ce matin est décédé".

La direction antiterroriste visée 10 minutes plus tard

"A 11h [12h heure française], une personne s'est fait sauter devant la porte arrière" du complexe de Gorjani, siège de la direction antiterroriste, a indiqué à l'AFP le porte-parole du ministère de l'Intérieur, Sofiène Zaaq.

Le kamikaze aurait tenté de pénétrer par la porte-arrière à l'intérieur du siège de la direction, d'après le Huffington Post Maghreb. Il se serait ensuite fait exploser au passage d’une voiture de police, sortant du parking.

Lors de cette seconde attaque, le terroriste est également mort. Quatre policiers ont été blessés.

Quelle revendication?

Jeudi en début d'après-midi, il n'y avait pas encore de revendication pour ces deux attentats, qui ne sont pas officiellement liés. Leur presque simultanéité (10 minutes d'intervalle entre la première et la seconde attaque), laisse fortement penser à une coordination sur place, selon une correspondante de BFMTV à Tunis.

Le ministère de l'Intérieur a déclaré qu'il n'allait pas communiquer sur l'identité des deux kamikazes qui ont agi ce matin.

Il s'agit du premier attentat dans la capitale depuis celui perpétré le 30 octobre, sur l'avenue Bourguiba, par une femme kamikaze, qui avait fait au mois 26 blessés, en majorité des policiers.

Salomé Vincendon