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Carnage au Pakistan revendiqué par les Talibans

Un kamikaze circulant à moto a fait exploser une bombe contre une académie paramilitaire tuant au moins 69 personnes à Charsadda, dans le nord-ouest du Pakistan vendredi. L'attentat a été revendiqué par les taliban pakistanais. /Photo prise le 13 mai 2011

Un kamikaze circulant à moto a fait exploser une bombe contre une académie paramilitaire tuant au moins 69 personnes à Charsadda, dans le nord-ouest du Pakistan vendredi. L'attentat a été revendiqué par les taliban pakistanais. /Photo prise le 13 mai 2011 - -

ISLAMABAD (Reuters) - Un kamikaze circulant à moto a fait exploser une bombe contre une académie paramilitaire tuant au moins 69 personnes dans le...

ISLAMABAD (Reuters) - Un kamikaze circulant à moto a fait exploser une bombe contre une académie paramilitaire tuant au moins 69 personnes dans le nord-ouest du Pakistan vendredi, rapporte la police.

Les taliban pakistanais ont revendiqué l'attentat. Ils avaient affirmé vouloir venger la mort d'Oussama ben Laden, abattu par un commando de Seals américains dans sa résidence d'Abbottabad, près d'Islamabad, le 2 mai.

"Il s'agit de la première vengeance pour le martyre de Ben Laden, il y en aura d'autres", a dit Ehsanoullah Ehsan, porte-parole des taliban, joint par téléphone.

"Le bilan des morts est maintenant de 69. C'était un attentat suicide à la bombe", a déclaré Nisar Sarouat, chef de la police de Charsadda, localité dans laquelle s'est produit l'attentat.

Parmi les tués, 65 sont des recrues paramilitaires qui ont péri au moment où ils quittaient les locaux de l'académie.

La police a indiqué qu'une seconde explosion est intervenue à peu près au même moment, sans qu'il soit possible de déterminer si elle avait été, elle aussi, causée par un kamikaze.

La disparition de Ben Laden devrait avoir pour conséquence d'affaiblir la mouvance islamiste mais les militants d'Al Qaïda et leurs alliés ont promis de venger la mort de leur chef.

Signe de cette accroissement des tensions, les Etats-Unis ont multiplié les attaques de drones contre les repaires d'activistes depuis le 2 mai.

L'intervention des forces spéciales américaines a mis dans l'embarras le gouvernement pakistanais ainsi que l'armée qui peinent à expliquer comment le terroriste le plus recherché de la planète a pu vivre pendant sept années dans une ville de garnison, à deux heures de route du QG des services de renseignement.

Les activistes ont tué plusieurs centaines de chefs tribaux pro-gouvernementaux dans le nord-ouest du Pakistan et ont démontré leur capacité à frapper les forces de sécurité jusque dans leurs places fortes.

Zeeshan Haider et Mian Khursheed; Pierre Sérisier pour le service français