BFMTV

Belgique: des beuveries dans un cimetière profané font scandale

Le cimetière de Forest (Belgique)

Le cimetière de Forest (Belgique) - Capture d'écran d'un reportage de la RTBF.

Des fêtes, des exhumations, des lancers de crânes: les actes dont sont accusés les employés du cimetière de Forest, une commune de Bruxelles, sont graves.

Un scandale vient d’éclater à Forest, une commune de Bruxelles, après que des photos de beuveries dans un cimetière par des membres du personnel ont été publiées dans le journal belge La Dernière Heure.

Un barbecue devant les tombes

Tout commence en juin dernier, lorsqu’un ouvrier du cimetière est convoqué devant le collège des bourgmestres - l'équivalent de nos maires en France. Il doit répondre de retards chroniques et d’absences médicales prolongées. Mais l’employé fait état d’insultes racistes à son égard venant de la part d’autres employés et, surtout explique ne pas être à l’aise dans cette équipe dont il ne veut plus partager les orgies.

Il montre alors des photos, prises entre septembre 2014 et fin avril cette année. On y voit entre autres certains de ses collègues en train de boire, faire la fête de diverses manières, de préparer un barbecue devant les pierres tombales, voire de simuler un rapport sexuel sur une sépulture.

Des jeux macabres

Stupéfaits, les élus ne sont pas encore au bout de leurs surprises. Au cours de l’audition des autres employés, ils recueillent des témoignages sur des exhumations de restes humains, décrites comme "un jeu". Un jardinier évoque même des "lancers de crânes" (une photo montre un homme hilare avec un crâne dans la main), ainsi qu’une étrange proposition qui lui aurait été faite de "passer un moment seul avec le corps" contre 20 euros. Les employés accusent surtout un trio de confrères.

Selon le site de la RTBF qui a interviewé le maire de Forest, Marc-Jean Ghyssels, un homme, qui travaillait là depuis une vingtaine d’années, a été suspendu en attendant la conclusion de l’enquête interne. Trois autres personnes sont aussi pointées du doigt dans ce dossier.

Robin Verner