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Baraka City: Moussa maintenu en détention au Bangladesh 

Moussa Ibn Yacoub, membre de l'ONG musulmane Baraka City emprisonné au Bangladesh depuis plus d'un mois pour "activités suspectes" - 27 janvier 2016

Moussa Ibn Yacoub, membre de l'ONG musulmane Baraka City emprisonné au Bangladesh depuis plus d'un mois pour "activités suspectes" - 27 janvier 2016 - AFP

Moussa Ibn Yacoub, membre de l'ONG musulmane Baraka City emprisonné au Bangladesh depuis plus d'un mois pour "activités suspectes", s'est vu refuser sa libération en attendant son procès qui doit se tenir en avril, a annoncé vendredi son comité de soutien.

"C'est avec tristesse et désarroi que la famille et le comité de soutien pour la libération de Moussa Tchantchuing ont appris ce (mercredi) matin le rejet de sa demande de remise en liberté", affirme le communiqué de ses proches, informés par l'ambassade de France au Bangladesh. La libération de son guide mardi "laissait pourtant présager une bonne nouvelle.

#Freemoussa, arrêté le 22 décembre au Bangladesh

La justice bangladaise en a décidé autrement, prétextant craindre que Moussa quitte le pays avant la tenue d'un jugement prévu courant avril", indique le comité de soutien de Moussa, dont la demande de libération sous caution avait déjà été rejetée mi-janvier. Le sort du jeune homme de 28 ans, originaire de Montreuil (Seine-Saint-Denis), suscite une large mobilisation sur internet, sous le hashtag #Freemoussa, depuis son arrestation le 22 décembre au Bangladesh, où il visitait des camps de réfugiés Rohingyas, une minorité musulmane venue de Birmanie.

Polémique sur le plateau du Supplément sur Canal+

Il avait été arrêté car son nom d'usage musulman, adopté lors de sa conversion à l'islam, diffère de celui figurant sur ses papiers officiels, Puemo Maxime Tchantchuing. Il lui est aussi reproché de ne pas s'être déclaré aux autorités. Au Bangladesh, "les Rohingyas sont considérés comme illégaux, ce qui explique l'impossibilité de légaliser notre présence", s'était défendue Baraka City. Son fondateur, Idriss Sihamedi, a déclenché une polémique en refusant de condamner sans ambiguïté les attentats commis sur le sol français par le groupe jihadiste Daesh lors de son passage dimanche sur le plateau d'une émission de Canal+ où il était venu plaider la cause de Moussa.

A.-F. L. avec AFP