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Barack Obama confirme l'utilisation d'armes chimiques en Syrie

Le président américain Barack Obama a déclaré mardi que des armes chimiques avaient bien été utilisées en Syrie sans pouvoir identifier pour l'instant les auteurs de ces attaques. /Photo prise le 30 avril 2013/REUTERS/Larry Downing

Le président américain Barack Obama a déclaré mardi que des armes chimiques avaient bien été utilisées en Syrie sans pouvoir identifier pour l'instant les auteurs de ces attaques. /Photo prise le 30 avril 2013/REUTERS/Larry Downing - -

WASHINGTON (Reuters) - Des armes chimiques ont bien été utilisées en Syrie mais des questions subsistent, a déclaré mardi Barack Obama, réaffirmant...

WASHINGTON (Reuters) - Des armes chimiques ont bien été utilisées en Syrie mais des questions subsistent, a déclaré mardi Barack Obama, réaffirmant que le recours à ce type d'armes changerait la donne du conflit.

"Nous avons maintenant des preuves que des armes chimiques ont été utilisées en Syrie, mais nous ne savons pas par qui, ni quand, ni comment", a expliqué le président américain lors d'une conférence de presse à la Maison blanche.

Ces dernières semaines, le gouvernement du président Bachar al Assad et les rebelles syriens se sont mutuellement accusés d'avoir mené des attaques à l'arme chimique.

La semaine dernière, des responsables américains ont indiqué que la communauté américaine du renseignement avait conclu, "avec différents degrés de certitude", que des armes chimiques, notamment du gaz sarin, avaient été employées en Syrie.

Lundi déjà, Barack Obama avait fait part de ses inquiétudes sur le sujet lors d'une conversation téléphonique avec son homologue russe, Vladimir Poutine.

Les deux dirigeants ont décidé de rester en contact. Le secrétaire d'Etat américain John Kerry et le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov, poursuivront le dialogue.

L'Iran estime aussi que l'usage d'armes chimiques dans les affrontements en Syrie marquerait une "ligne rouge", mais accuse les insurgés d'être le "principal coupable"

L'ONU CHERCHE À ENQUÊTER

Une mission d'enquête de l'Onu dirigée par le Suédois Ake Sellström a été créée à la mi-mars sur le recours éventuel à des armes chimiques dans le conflit syrien, qui a fait plus de 70.000 morts.

Mais Damas refuse d'accorder aux inspecteurs, qui sont basés à Chypre et prêts à partir en Syrie dans un délai de 24 à 48 heures, un accès sans entraves aux sites suspects.

Le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, a de nouveau demandé lundi un accès sans conditions aux sites où des attaques à l'arme chimique auraient été menées en Syrie, ce que refuse jusqu'ici le régime de Bachar al Assad.

"S'il était avéré qu'il y a utilisation des armes chimiques en Syrie, ça change pas mal de choses", a déclaré ce même jour sur Europe 1 le ministre français des Affaires étrangères Laurent Fabius.

Mais, a-t-il ajouté, "nous n'avons pas de certitude, il y a des indices qui ont été donnés par les Anglais, par les Américains, nous sommes en train d'essayer de vérifier cela".

A la question de savoir si une opération militaire pourrait être en préparation pour cette raison, le chef de la diplomatie française a répondu: "L'ensemble des pays que je viens de citer réfléchissent activement à cela et précisément."

Rédaction de Washington, avec Yeganeh Torbati à Dubai et Michele Nichols aux Nations unies; Jean-Stéphane Brosse et Jean-Loup Fiévet pour le service français

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