BFMTV

Avion abattu: pour Rohani, l'Iran doit "punir" tous les responsables de la catastrophe 

Le président iranien Hassan Rohani pendant une réunion à Téhéran, le 8 janvier 2020

Le président iranien Hassan Rohani pendant une réunion à Téhéran, le 8 janvier 2020 - HO / Iranian Presidency / AFP

Près d'une semaine après le crash d'un Boeing 737, abattu par erreur par un missile iranien sur son territoire, Hassan Rohani a assuré qu'un tribunal spécial serait formé par le système judiciaire pour "punir" les responsables. La catastrophe a fait 176 victimes.

Le président iranien Hassan Rohani a assuré ce mardi que son pays devait "punir" tous les responsables de la catastrophe aérienne du Boeing ukrainien, abattu par erreur par un missile iranien le 8 janvier près de Téhéran, tuant les 176 passagers à bord.

"Pour notre peuple, il est très important dans cet accident que quiconque a été fautif ou négligent à tout niveau" soit poursuivi en justice, a-t-il dit dans un discours télévisé, précisant que "tous ceux qui devraient être punis doivent être punis".

"Le système judiciaire doit former un tribunal spécial avec des juges de haut-rang et des douzaines d'experts (...) le monde entier va regarder", a poursuivi Hassan Rohani.

L'Iran a reconnu une "erreur humaine" 4 jours après

Après avoir démenti l'hypothèse selon laquelle l'avion d'Ukraine International Airlines ait pu être abattu par un missile iranien, les forces armées iraniennes ont reconnu samedi matin leur responsabilité dans ce drame, évoquant une "erreur humaine".

Parmi les 176 victimes de la catastrophe se trouvaient en majorité des Iraniens et des Canadiens. Le Premier ministre canadien Justin Trudeau a assuré lundi que "justice sera faite", et l'ensemble des pays touchés par le drame - le Canada, le Royaume-Uni, l'Ukraine, la Suède et l'Afghanistan - font pression pour que l'Iran mène une enquête transparente.

L'annonce de la responsabilité des forces armées a créé un choc en Iran et une vague d'indignation. Lundi, selon des vidéos circulant sur les réseaux sociaux, des Iraniens sont descendus dans les rues pour la troisième journée consécutive et semblaient scander des slogans contre les autorités.

J. G. avec AFP