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Avant la rencontre avec Kim Jong-un, Donald Trump pose ses conditions

Donald Trump le 28 février à la Maison Blanche

Donald Trump le 28 février à la Maison Blanche - Mandel Ngan - AFP

La Maison Blanche a déjà posé ses conditions pour cette rencontre qui semblait inimaginable il y a encore peu de temps.

Le président américain Donald Trump a accepté jeudi 8 mars de participer à un sommet historique avec le leader nord-coréen Kim Jong-un. Mais rapidement, les Etats-Unis ont rappelé leurs conditions. 

"Le président n'assistera pas à la réunion avant d'avoir vu des engagements concrets et des actions concrètes de la Corée du Nord", a ainsi indiqué la Maison Blanche qui ajoute que Donald Trump a accepté l'invitation "sur la base des promesses faites" par la Corée du Nord, à savoir la "dénucléarisation complète, vérifiable, et irréversible" de la péninsule coréenne, selon les termes du communiqué publié après l'échange vendredi 9 mars entre Trump et le président chinois Xi Jinping.

Un sommet rapidement accepté 

Établie par l'administration Trump à coup de très sévères sanctions économiques, la stratégie d'isolement de la Corée du Nord "fonctionne", avait déclaré plus tôt dans la journée le vice-président américain. Le vice-président Mike Pence a martelé que ces sanctions seraient maintenues "jusqu'à ce que la Corée du Nord prenne des mesures concrètes, permanentes et vérifiables pour mettre fin à son programme nucléaire". 

La rapidité avec laquelle Donald Trump a accepté l'offre du dirigeant nord-coréen, faite jeudi 8 mars par l'intermédiaire d'un haut responsable sud-coréen qui venait de rencontrer Kim Jong-un, a pris de court jusqu'au chef de sa diplomatie Rex Tillerson, en déplacement en Afrique.

"Maintenant, il faut s'accorder sur le timing de leur première rencontre et cela prendra des semaines avant que tout soit réglé", a précisé Rex Tillerson à Djibouti.

Les modalités à déterminer 

Pour l'heure, aucun détail n'a filtré sur ce qui serait le premier sommet entre un président américain en exercice et un dirigeant de la Corée du Nord, menée d'une main de fer par la dynastie Kim depuis l'arrêt des hostilités sur la péninsule en 1953. La rencontre devrait avoir lieu "d'ici mai", selon Chung Eui-yong, conseiller national sud-coréen à la Sécurité. Le lieu et les modalités restent à déterminer.

Les émissaires sud-coréens ont également remis au président Trump un "message particulier" de la part de Kim Jong-un, a rapporté en soirée l'agence de presse sud-coréenne Yonhap, sans fournir de détails sur son contenu.

M.P avec AFP