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Attentats au Sri Lanka: Interpol annonce l'arrestation d'un des principaux suspects

Attentats au Sri Lanka : le bilan des victimes s’alourdit à 310 morts et plus de 500 blessés

Attentats au Sri Lanka : le bilan des victimes s’alourdit à 310 morts et plus de 500 blessés - SFR Presse

L'organisation internationale de coopération policière Interpol a annoncé vendredi l'arrestation et l'extradition de l'un des responsables présumés des sanglants attentats du 21 avril au Sri Lanka. Attentats qui avaient fait 258 morts.

Ce vendredi, Interpol a annoncé dans un communiqué avoir arrêté et être sur le point d'extrader l'un des principaux suspects des attentats du 1 avril dernier au Sri Lanka.

Ahamed Milhan Hayathu Mohamed, un Srilankais de 29 ans, a été interpellé avec quatre autres suspects, à la suite de la publication par Interpol d'une "notice rouge". Selon des sources policières les cinq hommes auraient été interpellés à Djeddah en Arabie Saoudite.

"L'arrestation et l'extradition de l'un des suspects clefs des attaques à la bombe au Sri Lanka représentent une étape importante de l'enquête", s'est réjoui le secrétaire général de l'organisation Jürgen Stock, cité dans le communiqué.

Des attentats quasi-simultanés

Une série de huit attaques à la bombe contre, entre autres, trois hôtels de luxe et trois églises où les fidèles célébraient la messe de Pâques avaient fait 258 morts et environ 500 blessés, le 21 avril dernier.

Les attentats avaient rapidement été revendiqués par Daesh qui avait déclaré avoir agi en représailles aux attentats Néo-Zélandais de Christchurch.

Les autorités sri-lankaises ont, quant à elles, attribué la responsabilité des attentats au groupe jihadiste local Tawheed Jamaath sans pour autant confirmer l 'implication de Daesh.

Emeutes et discours anti-musulmans

A la suite de ces actes terroristes, le pouvoir qui s'était vu lourdement reproché de ne pas avoir réussi à empêcher ces attentats quand bien même il disposait d'informations en amont, avait lancé une grande traque aux suspects multipliant les arrestations dans les jours qui ont suivi les attaques

Le gouvernement avait également pris la décision d'interdire le port du Niqab jugeant que ce voile recouvrant le visage des femmes représentait un danger pour la sécurité de la population. En moins de quinze jours, 600 ressortissants étrangers, parmi lesquels 200 prêcheurs musulmans, avaient été expulsés du territoires.

Neuf responsables musulmans, dont trois ministres, avaient remis leur démissions dans les semaines qui ont suivi les attentats. Ils se voyaient accusé d'être complices des djihadistes. 

L'ensemble de la communauté musulmane sri-lankaise -10% de la population- avaient été victimes d'émeutes anti-musulmans et de la propagation d'un discours de haine à leur encontre.

Aude Solente avec AFP