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Attentats à Bruxelles: les rescapés témoignent de l'horreur

Mardi matin, une série d'explosions a fait au moins 34 morts à Bruxelles. De nombreux rescapés ont témoigné du chaos observé à l'aéroport de Zaventem.

Ils ont échappé à la mort, parfois de justesse. Alors qu'ils se situaient à quelques dizaines de mètres des explosions, tous ces témoins rapportent deux détonations impressionnantes, suivies d'un mouvement de panique. Marie-Odile s'apprêtait à embarquer en direction de l'Australie lorsque la première bombe a sauté.

"Elle a dû se passer à plus ou moins une bonne vingtaine de mètres de moi. Il y a immédiatement eu énormément de fumée, suivi d'un mouvement de panique des gens. Il s'est passé quinze secondes et il y a eu une seconde déflagration, plus proche. Les faux-plafonds au-dessus de nous ont commencé à s'effondrer. La panique s'est généralisée, tout le monde est sorti en laissant ses bagages", raconte-t-elle à BFMTV.

Miriem elle aussi a observé "une explosion phénoménale". "Tout volait, c'était la panique! Les gens couraient dans tous les sens, se jetaient par terre. On a récupéré un petit qui avait perdu sa grand-mère", rapporte-t-elle.

"J'ai vu un monsieur qui a perdu ses deux jambes"

Les employés de l'aéroport ont éprouvé le même sentiment de panique. Certains ont pu découvrir l'ampleur de la catastrophe à l'intérieur de l'aéroport. Alphonse, un agent de sécurité, témoigne de l'horreur cinq à six minutes après la deuxième explosion. "Je m'étais caché derrière mon poste de travail. Quand je suis sorti, j'ai vu des gens à terre, il y avait du sang partout", décrit-il.

"J'ai vu une dame qui ne pouvait plus parler, un monsieur qui a perdu ses deux jambes. Un policier avait la jambe broyée", témoigne-t-il, en larmes.

"Tout le monde était sous le choc de ce qu'il venait de se passer", même les forces de l'ordre arrivées sur place après les incidents, a remarqué un témoin. "J'ai vu des militaires sur place, ils sont restés comme nous, bouches bées. Tout le monde se demandait 'Comment c'est possible?'".

Après s'être spontanément réuni Place de la Bourse à Bruxelles mardi soir, les Belges entendent bien ne pas se laisser abattre par ces événements. "C'est gravé dans ma mémoire. Je ressens de la tristesse, de l'horreur. Mais je compte reprendre le boulot à l'aéroport, c'est ce qui me donne la vie", affirme Alphonse.

F. H.