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Attaque de drones en Arabie saoudite: Trump condamne, Pompeo accuse l'Iran

Une épaisse traînée de fumée émanant d'un des sites du géant pétrolier Aramco en Arabie saoudite, après une attaque de drone effectuée le 13 septembre 2019

Une épaisse traînée de fumée émanant d'un des sites du géant pétrolier Aramco en Arabie saoudite, après une attaque de drone effectuée le 13 septembre 2019 - AFP

"L'Iran a lancé une attaque sans précédent contre l'approvisionnement énergétique mondial", a affirmé le secrétaire d'État américain sur Twitter. De quoi mettre à mal l'idée entretenue par Donald Trump d'une éventuelle désescalade des tensions entre Washington et Téhéran.

La désescalade des tensions entre Washington et Téhéran n'est pas pour demain. Le président américain Donald Trump a condamné ce samedi l'attaque de drones contre deux installations pétrolières en Arabie saoudite, au cours d'une conversation téléphonique avec le prince héritier Mohammed ben Salmane. De son côté, le secrétaire d'État Mike Pompeo a accusé l'Iran d'en être à l'origine.

"Les États-Unis condamnent fermement l'attaque d'aujourd'hui contre d'importantes infrastructures énergétiques. Des actions violentes contre des zones civiles et des infrastructures vitales pour l'économie mondiale ne font qu'aggraver les conflits et la méfiance", a déclaré la Maison blanche dans un communiqué après cet appel téléphonique. 

"Une attaque sans précédent" selon Pompeo

"L'Iran a lancé une attaque sans précédent contre l'approvisionnement énergétique mondial", a quant à lui affirmé Mike Pompeo sur Twitter.

"Nous appelons tous les pays à condamner publiquement et sans équivoque les attaques de l'Iran. Les États-Unis œuvreront avec nos partenaires et alliés pour assurer l'approvisionnement des marchés énergétiques et pour que l'Iran rende des comptes pour son agression", a écrit l'ancien directeur de la CIA dans un autre tweet.

Troisième attaque en cinq mois

Cette attaque de drones revendiquée par les rebelles yéménites a provoqué des incendies dans deux installations pétrolières du géant Aramco en Arabie saoudite. C'était la troisième attaque du genre en cinq mois contre des infrastructures du mastodonte pétrolier.

Après l'attaque, Ryad a dû réduire sa production pétrolière de moitié, ce qui représente quelque cinq millions de barils de pétrole par jour, soit environ 5% de la production mondiale de brut par jour, selon le quotidien américain Wall Street Journal.

Jules Pecnard avec AFP