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Attaque chimique présumée en Syrie: Londres réclame une "réponse internationale forte"

Le ministre britannique des Affaires étrangères Boris Johnson.

Le ministre britannique des Affaires étrangères Boris Johnson. - Justin Tallis - AFP

Le ministre britannique des Affaires étrangères Boris Johnson a condamné ce lundi l'attaque chimique présumée en Syrie et appelé à une "réponse internationale forte et solide". Une réunion d'urgence du Conseil de sécurité de l'ONU doit se tenir cet après-midi.

Le ministre britannique des Affaires étrangères Boris Johnson a appelé ce lundi à une "réponse internationale forte" suite à l'attaque chimique présumée perpétrée samedi sur la ville rebelle de Douma, en Syrie.

Solidarité internationale

Au cours d'une conversation téléphonique avec son homologue français, Jean-Yves Le Drian, le ministre a souhaité "une réponse internationale forte et solide" et une enquête sur cette attaque, selon un communiqué du ministère.

Les deux dirigeants visent le régime de Bachar al-Assad, rappelant qu'il a été désigné "responsable à quatre reprises depuis 2014 d'attaques au gaz toxique" par des enquêteurs mandatés par le Conseil de sécurité de l'ONU.

Neuf des quinze membres du Conseil de sécurité, dont la France, les États-Unis et le Royaume-Uni, ont demandé une réunion en urgence de cette instance, qui doit se tenir à 15h30 GMT. Cette réunion "constituera une étape importante dans la détermination de la réponse internationale", a estimé Boris Johnson, qui souhaite qu'une "gamme complète d'options soit mise sur la table".

500 cas potentiels exposés à un agent chimique

Une attaque chimique présumée à Douma, le dernier bastion aux mains des rebelles dans la vaste région de la Ghouta orientale, a fait samedi 48 morts selon les Casques blancs, un groupe de secouristes en zone rebelle, et l'ONG médicale Syrian American Medical Society (SAMS), même si ces affirmations n'ont pas pu être vérifiées de source indépendante.

Ils ont également fait état de "plus de 500 cas, des femmes et des enfants pour la plupart", qui présentent "les symptômes d'une exposition à un agent chimique".

Les Etats-Unis et la France avaient brandi la menaces de frappes en Syrie après ces accusations, Donald Trump avertissant le régime et ses alliés, dont la Russie, qu'ils pourraient "payer le prix fort" pour l'attaque chimique présumée, qualifiant Bachar al-Assad "d'animal".

M. F. avec AFP