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Syrie: Paris demande une réunion en urgence du Conseil de sécurité de l'ONU

Des soldats de l'armée syrienne avancent près de Douma, en Syrie, le 8 avril 2018.

Des soldats de l'armée syrienne avancent près de Douma, en Syrie, le 8 avril 2018. - Stringer - AFP

Neuf pays ont demandé une réunion en urgence lundi soir après une attaque chimique présumée perpétrée près de Damas, en Syrie.

Sous l'impulsion de la France, neuf pays ont demandé une réunion urgente lundi à 17h30 (heure française) du Conseil de sécurité de l'ONU sur l'attaque chimique présumée samedi à Douma en Syrie, révèle l'AFP ce dimanche selon des sources diplomatiques.

La demande de cette réunion est signée de la France, des Etats-Unis, du Royaume-Uni, du Koweït, de la Suède, de la Pologne, du Pérou, des Pays-Bas et de la Côte d'Ivoire.

"Le Conseil de sécurité doit s'unir pour exiger un accès immédiat pour les secouristes, soutenir une enquête indépendante sur ce qui s'est passé, et tenir pour responsables les auteurs de cet acte atroce", a fait valoir dans un communiqué l'ambassadrice américaine à l'ONU, Nikki Haley.

La Russie, qui a démenti un recours de Damas aux armes chimiques en Syrie, a demandé en parallèle une autre réunion du Conseil de sécurité, qui se tiendra à 21h (heure française). Contrairement à la première, elle n'a pas pour objet spécifique la Syrie et parle de "menaces sur la paix dans le monde", selon des sources diplomatiques.

Plus tôt dans la journée, le ministre des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian avait exprimé son "extrême préoccupation" et déclaré que Paris assumerait "toutes ses responsabilités", "au titre de la lutte contre la prolifération chimique". 

Le gouvernement syrien et ses soutiens démentent toute responsabilité

Les Casques Blancs, des secouristes en zones rebelles, un groupe insurgé ainsi que l'opposition en exil ont accusé le régime syrien d'avoir mené une attaque chimique samedi à Douma, non loin de Damas, faisant des dizaines de victimes.

Le gouvernement syrien et ses soutiens ont démenti la responsabilité des forces gouvernementales, tandis que le président américain Donald Trump a dit vouloir faire payer "le prix fort" à Bachar al-Assad, qu'il tient responsable de cette attaque.

Emmanuel Macron a à plusieurs reprises déclaré que toute utilisation avérée d'armes chimiques donnerait lieu à une riposte militaire française. 

L.A., avec AFP