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Attaque chimique présumée en Syrie: la Russie assure ne pas avoir trouvé de substance chimique sur place

Le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov, le 7 février 2017 à Moscou.

Le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov, le 7 février 2017 à Moscou. - AFP

Le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov a annoncé ce lundi que les spécialiste russes n'ont trouvé "aucune trace" de substance chimique à Douma où le régime syrien est accusé d'avoir lancé une attaque chimique dimanche.

Les spécialistes russes qui ont enquêté à Douma, où le régime syrien est accusé d'avoir lancé une attaque chimique contre les rebelles, n'ont trouvé "aucune trace" de substance chimique, a assuré le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov ce lundi.

48 morts dans une attaque chimique présumée

"Nos spécialistes militaires se sont déjà rendus sur place (...) Ils n'ont découvert aucune trace de chlore ou d'une quelconque substance chimique utilisée contre les civils", a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse.

Une attaque chimique présumée à Douma, le dernier bastion aux mains des rebelles dans la vaste région de la Ghouta orientale, a fait samedi 48 morts selon les Casques Blancs, un groupe de secouristes en zone rebelle, et l'ONG médicale Syrian American Medical Society (SAMS), même si ces affirmations n'ont pas pu être vérifiées de source indépendante.

La menace internationale

Les Etats-Unis et la France avaient brandi la menaces de frappes en Syrie après ces accusations, Donald Trump avertissant le régime et ses alliés, dont la Russie, qu'ils pourraient "payer le prix fort" pour l'attaque chimique présumée, qualifiant Bachar al-Assad "d'animal".

Mi-mars, Moscou avait accusé les rebelles syriens de préparer des "provocations" aux armes chimiques en Ghouta orientale pour servir de prétexte à des frappes de la coalition internationale menée par les Etats-Unis, y compris à Damas.

Frappe sur une base militaire du régime

Des frappes ont d'ailleurs visé tôt lundi une base militaire du régime dans le centre de la Syrie, imputées par Damas et Moscou à Israël.

"Il s'agit d'un développement très dangereux de la situation. J'espère qu'au moins les militaires américains et ceux des pays participant à la coalition menée par les Etats-Unis le comprennent", a ajouté Sergueï Lavrov.

La frappe contre l'aéroport du T-4, également connu sous le nom de Tiyas, dans la province centrale de Homs, a fait au moins 14 morts parmi les combattants prorégime, dont trois officiers syriens et des Iraniens, selon une ONG

M. F. avec AFP