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Asma, l'épouse de Bachar al-Assad, a refusé de quitter la Syrie

Asma al Assad et Bachar al Assad en 2013 au cours d'un scrutin parlementaire.

Asma al Assad et Bachar al Assad en 2013 au cours d'un scrutin parlementaire. - STRINGER - Syrian Presidency Facebook page - AFP

Depuis le début de la guerre en Syrie, Asma al-Assad s'était faite discrète sur la scène médiatique. Elle vient d'accorder un entretien à une chaîne russe où elle réaffirme son soutien à son mari.

Asma al-Assad, l’épouse et mère des enfants de Bachar al-Assad, a répondu à une interview de la chaîne publique russe Rossia 24 diffusée ce 18 octobre. Cette prise de parole retient l'attention, la femme du président syrient ayant quitté son statut d’icône "moderne" de la vie politique au Moyen-Orient (au plus fort de sa popularité internationale, le magazine Vogue l’avait même surnommée la "rose du désert") pour se mettre en retrait depuis le début des hostilités en Syrie. Depuis deux ans toutefois, on lui a connu quelques apparitions médiatiques la mettant en scène en hôte d’orphelins ou de blessés.

"Pas besoin d'être un génie pour savoir où ils voulaient en venir"

Dans cette interview accordée à un média russe, et citée par Sky News, Asma al-Assad assure qu’on lui a soumis des offres d’installation à l’étranger et qu’elle les a rejetées: "Je n’ai jamais songé à être ailleurs... Oui, on m’a proposé de quitter la Syrie, ou plutôt de m’enfuir. Ces propositions incluaient des garanties pour la sécurité et la protection de mes enfants, et même la sécurité financière".

Mais alors qu’on aurait pu supposer que ces solutions d’exil émanaient des alliés du régime de son mari, comme la Russie, Asma al-Assad pointe dans une autre direction: "Pas besoin d’être un génie pour comprendre où ces gens voulaient en venir. L’enjeu n’était pas mon bien-être ou mes enfants, il s’agissait d’essayer délibérément de briser la confiance du peuple dans son président".

Des rumeurs d'exil avaient circulé

Une phrase prononcée alors que la répression du régime s’abattait sur le quartier est de la ville d’Alep, où 430 personnes ont été tuées depuis le début de l’assaut. Les bombardements sont temporairement suspendus à présent. 

Des rumeurs ont déjà circulé par le passé sur son départ de Syrie avec ses enfants, toutes infondées, rappelle ici 20 Minutes. On avait notamment évoqué sa présence à Londres, ville où elle est née en 1975 puis a grandi, avant d’y faire ses études dans un collège pour filles sous le nom de "Emma", comme le note CNN.

Robin Verner