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Un nouveau sommet intercoréen se tiendra en septembre à Pyongyang

Le 26 mai 2018, les présidents nord et sud Coréen s'étaient rencontrés lors d'un sommet historique

Le 26 mai 2018, les présidents nord et sud Coréen s'étaient rencontrés lors d'un sommet historique - handout / The Blue House / AFP

Le président sud-coréen, Moon Jae-in, se déplacera en septembre à Pyongyang pour rencontrer son homologue nord-coréen. Malgré le réchauffement des relations entre les deux pays, la tension internationale demeure forte.

Les deux Corées ont décidé lundi de tenir en septembre un sommet à Pyongyang, qui pourrait marquer une nouvelle étape importante dans le rapprochement historique entre les deux pays. D'après l'agence sud-coréenne Yonhap, qui cite un communiqué commun, la décision a été prise en marge de discussions entre les deux parties dans la Zone démilitarisée (DMZ). Aucune date précise n'a été donnée.

Une visite dans la capitale nord-coréenne du président sud-coréen Moon Jae-in serait la première d'un chef d'Etat du Sud en plus d'une décennie. Lors de leur sommet historique en avril dans la DMZ, le président sud-coréen et le leader nord-coréen Kim Jong Un avaient déjà décidé que le premier rendrait visite au second à l'automne à Pyongyang.

Les pourparlers de lundi, qui se tiennent dans la partie nord du village frontalier de Panmunjom, dans la DMZ, avaient été proposés la semaine dernière par Pyongyang, qui a récemment dénoncé la volonté de Washington de maintenir les sanctions.

"Nos marchons main dans la main"

"Nous avons entamé une période au cours de laquelle nous marchons main dans la main, plutôt que de nous mettre sur le chemin de l'autre", a affirmé le chef de la délégation nord-coréenne, Ri Son Gwon.

En dépit du rapprochement observé depuis le début de l'année, les sanctions internationales décidées contre la Corée du Nord en raison de ses programmes nucléaire et balistique ont empêché la reprise de la coopération économique intercoréenne, et peu de progrès ont été faits sur la question cruciale de la dénucléarisation du Nord.

Détente exceptionnelle

Le ministre de l'Unification Cho Myoung-gyon, à la tête de la délégation du Sud, a jugé important que les deux Corées gardent "le même état d'esprit".

"Beaucoup de sujets vont être évoqués", "mais je crois que tous les problèmes peuvent être réglés avec cet état d'esprit", a-t-il déclaré. Il a évoqué la possibilité que Pyongyang mette sur la table la question des sanctions: "Nous expliquerons notre position au Nord."

Après deux années de montée des tensions en raison des programmes balistique et nucléaire du Nord, la péninsule est depuis le début de l'année le théâtre d'une exceptionnelle détente. Celle-ci s'est notamment concrétisée par le sommet d'avril mais aussi par la rencontre historique, en juin à Singapour, entre Kim Jong-Un et le président américain Donald Trump.

Peu de progrès enregistrés

Même si les relations se sont réchauffées, peu de progrès ont été enregistrés sur la question fondamentale des arsenaux prohibés du Nord et de sa dénucléarisation. Certains analystes estiment que le sud-coréen pourrait essayer d'agir en médiateur entre Washington et Pyongyang. Il avait déjà sauvé la rencontre de Singapour alors que Donald Trump l'avait soudainement annulée.

Si la rencontre se concrétise, les présidents des deux Corées devraient essayer d'avancer sur la question d'un accord de paix afin de mettre formellement un terme à la Guerre de Corée. Elle s'était arrêtée sur un armistice et non sur un traité de paix. Mais l'ambassadeur des Etats-Unis en Corée du Sud, Harry Harris, a jugé lundi qu'il était "trop tôt" pour annoncer une déclaration de paix, a rapporté l'agence Yonhap.

L.D., avec AFP