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Thaïlande: l'état d'urgence a été levé pour faire revenir les touristes

La Première ministre thaïlandaise Yingluck Shinawatra, le 23 janvier 2014.

La Première ministre thaïlandaise Yingluck Shinawatra, le 23 janvier 2014. - Crédits photo : nom de l'auteur / SOURCE

La levée de cet état d'urgence s'explique par le fait que les manifestations se sont calmées et sont désormais concentrées en un lieu.

Son but: faire revenir les touristes. Le gouvernement thaïlandais a annoncé mardi la levée de l'état d'urgence à Bangkok.

"La Première ministre a signé la révocation de l'état d'urgence, qui sera effective à partir de ce soir minuit" après près de deux mois d'état d'urgence, a annoncé Suranand Vejjajiva, secrétaire général de la Première ministre Yingluck Shinawatra.

"Il y a deux raisons: d'abord, les manifestations se sont calmées et les manifestants sont cantonnés à un seul site. Et puis il s'agit d'améliorer le climat économique, notamment dans le secteur du tourisme", clef pour le pays, a argumenté Suranand. Le gouvernement veut reconquérir investisseurs étrangers et vacanciers, qui avaient évité la capitale ces derniers mois, en pleine saison haute, effrayés par des violences de rue qui ont fait au total 23 morts et des centaines de blessés, la plupart à Bangkok.

Des mises en garde dans les pays étrangers

Plusieurs événements sportifs, concerts ou conférences avaient été annulés à cause de l'état d'urgence. Et les hôtels de la capitale avaient accusé le coup, des dizaines de pays avaient mis en garde leurs ressortissants des dangers de Bangkok.

"La levée de l'état d'urgence est bonne pour le tourisme", a réagi Sisdivachr Cheewarattanaporn, président de l'Association des agences de voyages thaïlandaises. Mais il reconnaît que le retour à la normale des réservations "prendra du temps, environ trois mois", alors que la Thaïlande table toujours sur une hausse de 3% du nombre des touristes étrangers en 2014, à 27,5 millions.

Yingluck Shinawatra reste pour l'heure à la tête d'un gouvernement aux pouvoirs limités, reste sur la sellette et la situation instable.

A. D. avec AFP