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Elle gardait le cadavre de son mari dans une chambre

Cela s'est passé à 300 kilomètres au nord-est de Moscou.

Cela s'est passé à 300 kilomètres au nord-est de Moscou. - -

Une russe a conservé pendant trois ans le cadavre de son époux en attendant sa résurrection. Ses enfants étaient chargés de le nourrir.

Une Russe a dissimulé la mort de son mari et a conservé pendant trois ans son cadavre à la maison. Elle demandait à ses enfants de le nourrir et de lui parler chaque jour dans l'espoir qu'il ressuscite, selon une antenne locale du comité d'enquête russe.

Les enquêteurs de la région de Iaroslavl, à 300 km au nord-est de Moscou, racontent : "Le cadavre est resté allongé dans un lit dans une chambre de l'appartement. […] Durant toute cette période, la veuve a continué à vivre dans cet appartement avec ses jeunes enfants, leur demandant tous les jours d'aller dans la chambre, de parler à leur père et de le nourrir avec du bouillon qu'elle préparait."

Des désodorisants pour masquer l'odeur

La mère ne se rendait jamais dans la chambre, craignant que cela n'empêche la résurrection de son mari, ancien missionnaire membre d'un mouvement évangélique décédé à son domicile d'une longue maladie.

Selon les enquêteurs, les enfants semblaient avoir plus de discernement que leur mère : "Les enfants, qui étaient inquiets pour leur mère mais qui réalisaient que leur père était mort, lui disaient qu'il leur parlait et qu'il mangeait". Ils utilisaient des désodorisants pour masquer l'odeur de décomposition du corps.

Les enfants sont mentalement stables

C’est lorsque la famille a décidé de déménager dans une autre ville de la région de Iaroslavl que deux des enfants, des fillettes âgées de 14 ans et 9 ans, ont décidé de se débarrasser du cadavre, en l'emballant dans du plastique et en le jetant dans les buissons.

Toutefois, "lors du déplacement du corps, la tête et la main droite se sont détachées", et les enfants les ont jetées dans une poubelle, a ajouté le comité.

Les enfants ont dû subir une expertise psychologique, qui a conclu qu'ils étaient mentalement stables. Concernant la mère, il a été établi qu'"actuellement dans son état psychologique, elle ne représentait pas une menace, ni pour elle, ni pour son entourage".